L'Ensemble NAVASART : Navasart représentait
dans l'Arménie païenne antique, la période de festivités
saluant l'arrivée du Nouvel An. Suite...
_____ Missak Manouchian Missak Manouchian a 19 ans lorsqu'il arrive en
France en 1925. Suite... _____
Komitas: Soghomon Soghomonian est né en 1869 à Kütahya
(Turquie) dans une famille pauvre, .
.Suite...
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Le
Matenadaran Mashtots, est un institut de recherche scientifique sur les manuscrits
anciens, il tient son nom de l'inventeur immortel de l'alphabet arménien
(en 405) et fondateur de l'école arménienne, Mesrop Mashtots.
Le Matenadaran est situé sur l'une des belles collines du nord-ouest
d'Erevan, capitale de l'Arménie. La collection, qui est riche d'environ
17.000 manuscrits, touche à pratiquement tous les domaines de la science
et de la culture antique et médiévale d'Arménie : l'histoire,
la géographie, la philosophie, la grammaire, le droit, la médecine,
les mathématiques, la littérature, les miniatures, et il existe
aussi des manuscrits en arabe, en persan, en grec, en syrien, en latin, en éthiopien,
en indien, en japonais, etc.
Données bibliographiques/enregistrement
Les travaux menés par les spécialistes du Matenadaran depuis 1959
leur ont permis de publier plus de 200 volumes, dont de précieux ouvrages
arméniens, ainsi que des volumes du périodique scientifique "Banber
Matenadaran" (Le héraut du Matenadaran). Pour aider les chercheurs,
on a publié en 1965 et 1970 les volumes 1 et 2 du bref catalogue des
manuscrits arméniens du Matenadaran avec des index détaillés
du contenu des manuscrits, des colophons, des fragments ainsi que des listes
toponymiques. Au cours des 20 dernières années, le Matenadaran
a publié un grand nombre d'anciens monuments littéraires arméniens,
dont il faut citer en particulier les "hishatakarans" (colophons de
manuscrits arméniens) ; des volumes de brèves chroniques et de
firmans persans (décrets) ; des oeuvres d'antiques historiens arméniens
- Koriun (Ve siècle), Eghisheh (Ve siècle), Sebeos (VIIe siècle),
Hovhannes Mamikonian (VIIe siècle), Kirakos Gandzaketsi (XIIIe siècle),
"Histoire de Géorgie" (Kartlis Tskhovrebah) ; des traductions
en arménien de quelques auteurs grecs - Theon d'Alexandrie (Ier siècle),
Zénon, Hermès Trismegistus (IIIe siècle) ; des oeuvres
de philosophes arméniens - Davit Anhaght (Ve-VIe siècle), Hovhan
Vorotnetsi (XIVe siècle), Grigir Tatevatsi (XIVe siècle) ; des
oeuvres de poètes médiévaux - Hovhannes Erzingatsi (XIIIe-XIVe
siècle), Khachatur Kecharetsi (XIVe siècle), Martiros Krimetsi
(XVIIe siècle), Naghash Hovnatan (XVIIIe siècle), Paghtasar Dpir
(XVIIIe siècle), etc.
Historique
L'histoire de ce trésor est vieille de plusieurs siècles, et le
premier noyau de ce fonds de manuscrits est constitué par le Matenadaran
du patriarcat d'Ecmiazin. D'après l'historien du Ve siècle Lazar
Papetsi, le Matenadaran d'Ecmiazin existait dès le Ve siècle.
Il prit beaucoup d'importance après 1441, quand le patriarche suprême
d'Arménie changea de résidence et quitta Sis (Cilicie) pour Ecmiazin.
Des centaines de manuscrits vont être alors copiés à Ecmiazin
et dans les monastères situés à proximité, en particulier
au cours du XVIIe siècle. Et peu à peu, le Matenadaran d'Ecmiazin
devint l'un des dépositaires de manuscrits les plus riches du pays. Dans
l'un des hishatakarans (colophons) de 1668, il est noté qu'à l'époque
du patriarche suprême Philipos (1633-1655), la bibliothèque du
monastère d'Ecmiazin s'est enrichie de très nombreux manuscrits.
Et l'acquisition de manuscrits fut aussi très largement pratiquée
sous le règne de Hakob Djughayetsi (1655-1680).
Malheureusement, au cours du XVIIIe siècle, Ecmiazin fut l'objet de maintes
attaques de la part d'armées hostiles. Au début du XIXe, seule
une petite partie de cette grandiose collection de manuscrits subsistait au
Matenadaran. Une page se tourne dans l'histoire de ce Matenadaran d'Ecmiazin
quand l'Arménie orientale s'unit à la Russie en 1828. Les artisans
de la culture arménienne commencent alors à réunir de nouveaux
manuscrits et à remettre la collection en ordre avec une foi renouvelée.
En 1892, le Matenadaran compte 3.338 manuscrits ; en 1906, il en compte 3.788.
A la veille de la première guerre mondiale, il en compte 4.060. En 1915,
le Matenadaran reçoit 1.628 manuscrits de Vaspurakan, Lim, Ktuts, Akhtamar,
Varag, Van, Tavris, etc.
Le 17 décembre 1929, le Matenadaran d'Ecmiazin devient officiellement
propriété d'Etat. Les 4.060 manuscrits qui avaient été
emportés à Moscou en 1915 pour y être mis en sûreté
sont restitués en avril 1922. Entre 1915 et 1921, ce sont 1.730 manuscrits
qui viennent grossir la collection. Assez rapidement, le Matenadaran reçoit
des collections entières de l'Institut des langues orientales de Lazar
situé à Moscou, du Séminaire de Nerssesin, de Tbilissi
et de la Société d'ethnographie arménienne de Tbilissi,
du Musée de littérature d'Erevan, etc. Une bonne part de ces manuscrits
sont originaires d'Erzérum, Nornakitchévan (Rostov-sur-le-Don),
d'Astrakan, etc. En 1939, le Matenadaran d'Ecmiazin a été transféré
à Erevan pour faciliter la garde des manuscrits et les recherches ultérieures.
Le Matenadaran a été réorganisé, le 3 mars 1959,
en institut de recherche scientifique. Il lui a été annexé
des départements de conservation scientifique des manuscrits, de catalogage,
de recherche, et des départements spécialisés dans la publication
et la traduction des manuscrits. Grâce à beaucoup de persévérance,
le Matenadaran peut désormais mettre à la disposition de ses usagers
un certain nombre de catalogues, de guides, de notations et d'index sur fiches.
Le Matenadaran dispose des fonds suivants : le fonds des manuscrits, les archives,
la bibliothèque, et le département chargé de la publication
de textes. Pour pouvoir conserver ces inestimables trésors de culture
antique et prolonger leur existence, il a été installé
des bureaux de restauration et de reliure ; on a aussi cherché à
exploiter les progrès scientifiques réalisés sur place
et à l'étranger. Historiens, philologues, scientifiques de diverses
spécialités peuvent puiser largement dans les études multiples
qui ont été faites de divers domaines de la culture médiévale.
D'aprés la proposition d'inscription au patrimoine de l'UNESCO établi
par S. AREVSHATIAN, directeur de l'Institut Mashtots de manuscrits anciens et
Arshak BANUCHYAN