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La Littérature
Dans
la littérature arménienne existait avant l'ère chrétienne une tradition orale
dont on peut saisir de faibles échos dans les rares fragments de chants et poèmes
épiques qui ont été transmis ( La Naissance de Vahagn ) . Mais ce n'est qu'au
Ve siècle que naquit véritablement la littérature avec l'invention, par
le moine Mesrop, de l'alphabet national. D'emblée, elle connut son âge d'or,
grâce à une pléiade d'écrivains religieux (Eznik de Kolb,auteur de Contre les
sectes ) et d'historiens (Moïse de Khorène auteur de l'Histoire de l'Arménie
qui va des origines à 428.). Nous retrouvons ainsi de nombreux textes relatant
d'évenements historiques tels ceux du moine arménien Hovannes
(Jean). Cet intérêt pour la théologie et l'histoire se maintiendra jusqu'au
XIXe siècle.
La perte de la souveraineté (que l'Arménie ne recouvre que passagèrement, au
IXe siècle) n'étouffe pas la production littéraire. En ce qui concerne la poésie
liturgique, signalons Grégoire de Narek (Xe s.), dont Le Livre des lamentations
marque le début du grand essor littéraire des XIIe et XIIIe siècles, et Nersès
le Gracieux (XIIe s.), ainsi que le fabuliste et juriste Mekhitar Gosh (XIIe
s.), compilateur du Corpus juris arménien.
La poésie profane apparut au XIIe siècle. Elle fut illustrée par des poètes-troubadours
("achougs") tels que Frik (123 -1310 ), Nahabed Koutchak (XVIe s.),
Sayat-Nova de Tbilissi (1719-1795) auteur de vers en persan et en turc.
Au XIXe siècle, la littérature arménienne subit l'influence des mouvements européens.
Nationalisme et patriotisme inspirèrent les poètes (B. Tourian, 1825-1872 )
et les romanciers (K. Abovian ; Raffi, 1837-1888 ; H.
Toumanian, 1869-1923 ). Le dramaturge G. Soundoukian (1825-1912 ) inaugura le
théâtre social.
Au XXe siècle, la littérature de l'Arménie soviétique a donné des écrivains
de valeur, tels les poètes Avedis Issaakian (1875-1957 ), H. Chiraz (né en 1914
), R. Davoyan (né en 1940 ), et le romancier D. Démirdjian (1877-1956 ).
Il existe enfin, en Europe et aux États-Unis, une littérature de l'exil qui
s'efforce de maintenir les traditions nationales, usant souvent du thème
de l'exil et de la nostalgie. Dans ce cadre, l'oeuvre d'Armen Lubin (né Chahan
Chahnour, 1903-1974), auteur (naturalisé français) de La Retraite sans musique
.
Autres Auteurs :
Haroutune
Svadjian
Pour en savoir plus :
Librairie spécialisée
:
Librairie orientaliste H. Samuélian, 51, rue Monsieur-le-Prince - 75006 PARIS
Littérature
en langue Française
Traduit de l'arménien :
· MATEVOSSIAN, Hranth, Soleil d'automne, Albin Michel
· ZARIAN, Kostan, Le bateau sur la montagne, Seuil
· ESSAYAN, Zabel, Les jardins de Silihdar, Albin Michel
· SARAFIAN, Nikoghos, Le bois de Vincennes, Parenthèses
Traduit de l'allemand :
· WERFEL, Franz, Les 40 jours du Musa Dagh, Albin Michel, 1936
· HILSENRATH, Franz, Le conte de la pensée dernière, Albin Michel, 1992
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