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Le Mouvement des Jeunes Turcs
Des milliers de jeunes gens, Turcs, Grecs, Arméniens, Bulgares etc., forment
dans l'Empire ottoman, une élite intellectuelle et morale dont il devient de
plus en plus difficile pour le Sultan de comprimer les aspirations vers la science
et la liberté. Ils mèneront une révolution en deux temps. En juillet 1908, ils
réussissent un putsch militaire à Salonique. Jeunes officiers nationalistes,
ils reprochent au Sultan de ne pouvoir résister à la pression étrangère. C'est
donc naturellement qu'ils comptent prendre la relève. La constitution de 1876
est appliquée et son auteur, Midhat, décapité et réhabilité trente ans après.
Tout manifeste ainsi dans ces premiers mois, l'instauration sérieuse d'un régime
constitutionnel et libéral à l'occidentale et la réinsertion des Chrétiens dans
la communauté nationale. C'est la fin d'un cauchemar. Une tentative de contre
révolution menée par le sultan Abdul Hamid échouera donnant définitivement le
pouvoir aux Jeunes Turcs.
Le parti des Jeunes Turcs, Union et Progrès (Ittihad Ve Teraki Cemiyeti), penchera
finalement plus du côté du nationalisme que de celui du progrès "à l'occidentale".
Les Jeunes Turcs ont perpétré le premier génocide du XX me siècle en souhaitant
éliminer physiquement tous les Arméniens vivant sur le sol turc.
Pour en savoir plus :
Un article 1909 de Léon Trotsky
sur les "Jeunes Turcs"
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