Barouïr Sévag : Ce poète
est né dans le village de Tchanahtchi dans la région de
lArarat.Il fait ses études à la Faculté de
Philologie dErévan puis à Moscou où il enseigne
à lInstitut de Littérature Maxime Gorki... Suite...
_____ Missak Manouchian : ce grand résistant arrive ne France
à l'age de 19 ans. Il est né le ler septembre 1906 dans
une famille de paysans Suite... _____ Le Haut Katabagh et Krikor Amirzayan : Jourrnaliste-caricaturiste, Krikor nous
propose septs reportages variés sur le Haut Katabagh. De Stepanakert
aux souvenirs des morts au combat..... Suite...
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Au dix-huitième siècle, la Transcaucasie est l'objet d'une lutte
militairo-politique parmi trois empires : l'empire Turc, l'empire Russe et l'empire
Perse.
L'annexion de la Géorgie par le tsar Paul 1er en 1800 inaugure plus d'un siècle
de conflit entre la Russie et la Perse d'abord, (1804-1828), puis entre la Russie
et l'Empire Ottoman (1806-1921). Les Russes prennent possession de la Géorgie
orientale et du Karabagh
en 1813 (traité de paix russo-persan de Gulistan).. Les Arméniens ont
largement participé à cette lutte : l'archevêque de Tiflis, Nercès les adjure
de combattre au côté des Russes. Renseignements et éclaireurs sont fournis effectivement
par les Arméniens à l'armée russe qui s'emparent des provinces d'Erevan et de
Nakhitchevan en 1827. La Perse cédera ces deux provinces à la Russie par le
traité de Turkmantchaï (février 1928). En outre, les Arméniens de Perse sont
autorisés à émigrer dans l'empire tsariste. Quarante cinq mille Arméniens de
l'Azerbaïdjan persan affluent dans les nouvelles provinces russes de Transcaucasie.
Le Tsar refuse catégoriquement toute idée d'autonomie pour son nouveau territoire
qu'il baptisera "Province Arménienne". A cette occasion Nicolas II ajoute à
ses titres celui de "Roi d'Arménie". La Paix signée avec la Perse, le Tsar déclare
la guerre à l'Empire Ottoman. Vingt mille Russes dont plusieurs détachements
arméniens s'emparent d'Erzeroum et ce sont encore 100 000 Arméniens qui émigrent
vers la "Province Arménienne" où les Russes leur promettent des terres.
Devant l'attaque russe, le Sultan s'empresse de signer le traité d'Andrinople
(1829) qui met fin temporairement aux guerres du Caucase. Pour les Arméniens
de l'Empire Ottoman, le gouvernement russe garantit le maintien d'une terre
d'asile aux frontières de leurs provinces.
Ce passage d'une partie de l'Arménie orientale sous la domination tsariste
est un élément du réveil national arménien. En effet, en dépit de sa rigueur,
ce pouvoir apparaît préférable à l'oppression subie dans l'Empire Ottoman et
en Perse. Cette paix est une sécurité relative
qui stimule le commerce et l'économie, la croissance des villes,
le développement des transports en désenclavant de nombreux villages.