29/08/2014 - 01:15  
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Economie

  L'Abeille

  Les historiettes d'une mamie pas comme les autres

Devine !
Toute rondelette, richement vêtue,
Ses ailes vibrent comme un tutu.
Elle fouille mes fleurs, dès le matin,
Transforme en miel tout son butin.


Mamie et les abeilles.

Mamie faisait toujours du bénévolat à l’école primaire de son village. Un jour, une institutrice lui demanda si elle pouvait faire un exposé sur la vie des abeilles, mais un exposé adapté aux élèves du cours moyen première année.

Mamie accepta la mission et se mit aussitôt au travail.

Pour faciliter la compréhension des tâches que ces jolies petites abeilles devaient exécuter à l’intérieur de la ruche pour apprendre leur métier de butineuses et de productrices de miel, mamie compare ces tâches à celles que nous autres humains devons accomplir pour apprendre un métier avant de rentrer dans le monde du travail.

Voici comment mamie rédigea l’exposé destiné à ces petits écoliers.



L’abeille mellifique (qui fabrique le miel).

L’abeille est un insecte qui vit en société dans une ruche.

Les hommes aussi vivent en société. Ils communiquent entre eux et s’organisent pour subvenir à leurs besoins.

Voyons comment les abeilles s’organisent pour subvenir aux leurs.

Chaque ruche est un véritable royaume où vivent de 10 000 à 80 000 abeilles, presque toutes des ouvrières, et quelques centaines de mâles.

Mais dans ce royaume, il n’y a pas de roi : il n’y a qu’une seule reine !

C’est elle qui gouverne et sa principale occupation est de pondre des œufs toute la journée : elle est donc la maman de tout ce petit monde ! Elle ne sort jamais de la ruche et dirige le travail des ouvrières en communiquant avec elles non pas avec des paroles, mais en leur envoyant des senteurs. La reine peut vivre de un à trois ans.

Les mâles ne travaillent pas : leur seule fonction est de féconder la reine.

Donc, dans cette société, il y a une reine, des mâles ou faux-bourdons et des ouvrières.

Mais comment les reconnaître ? Ce n’est pas trop difficile !

La reine a le corps beaucoup plus long que celui des autres abeilles.
Le mâle, plus court que la reine, est gros.
Enfin, les plus petites abeilles sont les abeilles ouvrières. Ce qui est étonnant, c’est que elles seules sont équipées et formées pour travailler.

Ce sont elles que nous voyons butiner de fleur en fleur.

Mais ce que nous ne voyons pas, c’est que ce tout petit insecte, couvert de poils, qui mesure à peine un peu plus de 1 cm de long, est une véritable usine volante, une usine volante dans laquelle se fabrique notre miel !

Elle transporte avec elle ses outils de travail : des outils bien petits pour un travail immense !

Ces outils sont toutes les parties de son corps qu’elle met en mouvement d’une manière ordonnée pour accomplir des tâches incroyables !

Pour mieux comprendre, regardons de plus près les parties du corps d’une abeille, qu’elle soit reine, ouvrière ou mâle.

Il faut d’abord savoir que le corps très velu des abeilles est articulé, qu’il se compose de 3 parties : la tête, le thorax qui porte 3 paires de pattes et 2 paires d’ailes, et l’abdomen.

Leur tête a deux courtes antennes leur permettant de s’informer par le toucher, deux gros yeux composés de plus de 6000 facettes et en plus, sur le front, deux ocelles (deux yeux simples) : tous ces yeux qui surveillent dans tous les sens, permettent à l’abeille de travailler assez tranquillement.

Pour se défendre et pour protéger leur ruche, les abeilles ont un dard au bout de l’abdomen, mais le mâle n’en a pas, il est inoffensif.

Voyons à présent comment les abeilles ouvrières et seules les ouvrières, sont équipées pour travailler et où se trouvent leurs outils !

Ces outils se trouvent sur leur tête, sur leurs pattes postérieures et sous leur abdomen.

Cherchons d’abord sur la tête de l’abeille ouvrière.

Principal outil, la bouche.

La lèvre inférieure est si longue qu’elle ressemble à une langue étroite avec, à la pointe, une sorte de canal par où monte le nectar que l’abeille aspire dans le cœur des fleurs. Ce liquide sucré est ensuite poussé jusque dans le jabot, où il se transformera en miel, sous l’action d’une salive spéciale. (Le jabot est une sorte de poche qui se trouve dans l’abdomen de l’abeille).

Elle a aussi deux mandibules (mâchoires), en forme de cuiller, qui lui servent de pinces pour faire le ménage dans la ruche et pour travailler la cire qui est sécrétée par des glandes qui se trouvent sous son abdomen..


A présent, cherchons les outils qui se trouvent sur les pattes.

Le thorax, formé de trois anneaux, porte trois paires de pattes terminées par des griffes. Ce que je vais vous raconter au sujet de leurs pattes postérieures est incroyable !

Ses pattes articulées sont formées de plusieurs parties. La première de ces parties, creuse et bien large sur son côté extérieur, est une véritable corbeille, garnie d’une rangée de soies raides servant de râteau ! La partie suivante, large aussi, forme d’abord une pince, puis, tout le long sur son côté intérieur, une brosse avec plusieurs rangées régulières de poils.

Ecoutez bien ! Sur les fleurs, l’abeille rassemble les grains de pollen avec ses brosses, puis elle transmet ce pollen à sa bouche qui le travaille avec sa salive. Les pinces des pattes en font des pilules qu’elles placeront dans les corbeilles. Les râteaux empêcheront les pilules de tomber lorsque l’abeille rentrera à la ruche pour déposer son précieux chargement.

Elles viennent livrer leur pollen à la ruche exactement comme nos transporteurs routiers viennent livrer leurs marchandises dans nos grands magasins. Sauf que l’abeille fait ses livraisons grâce à ses ailes qui travaillent comme nos hélicoptères.

Quelle fatigue pour des ailes aussi fines !

Mieux encore, dès leur retour à la ruche, elles font de la publicité pour les endroits très fleuris qu’elles ont découverts.

Comment parlent-elles ?

Tout simplement en dansant ! Elles font frétiller leur petit corps à une certaine vitesse, pour indiquer à leurs sœurs la distance du lieu, tout en traçant des lignes pour leur montrer les directions à prendre. Elles leur font sentir le pollen qu’elles y ont récolté et même goûter leur miel !
Non seulement elles font la publicité de leurs fleurs, mais elles donnent même leur adresse ! Comme à la tété !

Tout cela est tellement étonnant ! Mais je n’ai pas fini de vous ébahir !

Comme les hommes, les abeilles apprennent leur métier, car il faut savoir que les abeilles travaillent aussi à l’intérieur de la ruche. Il y a des abeilles nettoyeuses, nourricières, cireuses, sentinelles et même ventileuses !

Mais tout d’abord, voyons ensemble l’intérieur d’une ruche !

Je vous ai déjà dit que les abeilles vivent en société, et que cette société peut atteindre jusqu’à 80 000 individus environ. Comment font-elles pour se loger dans un si petit local ?

Dans la société des hommes, certaines villes sont trop petites pour abriter toutes les personnes qui veulent y habiter. Alors elles construisent des tours très hautes avec beaucoup d’étages : sur le sol, la tour occupe une petite surface, mais en hauteur, elle loge de nombreuses familles !

L’intérieur d’une ruche, même celle des abeilles sauvages, nous fait penser à ces tours !

En effet, des plaques de cire, appelées « rayons de cire » se dressent les unes derrière les autres, comme les tours des humains.

Sur toute la surface de chaque rayon, les abeilles cireuses ont fabriqué un nombre incalculable de petits creux ayant la forme d’un hexagone. Ces creux se nomment « alvéole » ou « cellule ». (un alvéole, une cellule).

Sur les parties supérieures des rayons, les abeilles stockeront leur miel et leur pollen, tandis qu’elles installeront leurs bébés sur les parties inférieures des rayons. Il y aura un alvéole pour chaque bébé.

Ces alvéoles sont de trois tailles différentes : petits, moyens et très grands.

Dans chaque petit alvéole, la reine pondra un œuf qui deviendra une abeille ouvrière.

Dans un alvéole de taille moyenne, la reine pondra un œuf qui deviendra un mâle ou faux-bourdon.

Il n’y a que quelques très grands alvéoles, suspendus tout en bas d’un rayon. La reine y pondra des œufs qui deviendront les futures reines. Ce sont les alvéoles royaux !

Dès que la reine a fini de pondre, cette partie de la ruche se transforme en pouponnière. Pour les abeilles, cela s’appelle un couvain, pour les oiseaux, c’est une couvée. Mais la reine ne s’occupe jamais du couvain, elle laisse ce travail aux ouvrières.

Représentez-vous une crèche ou une école maternelle avec ses femmes de service qui nettoient sans cesse les salles, puis celles qui font manger les enfants
au biberon ou à la cantine.

Dans la ruche, c’est exactement la même chose !

Les abeilles plus âgées enseignent aux nouvelles abeilles comment nettoyer la ruche avec leurs mandibules. Les débris ou les morceaux de corps d’insectes morts sont ainsi jetés dehors.

Au bout de ce stage de 3 à 5 jours, elles savent se servir de leurs mandibules.

Les 5 jours suivants, ces mêmes abeilles font un stage d’abeilles nourricières. Elles apprennent à nourrir les larves qui sont incapables de digérer le pollen et le miel.

A l’âge de 10 jours, ces abeilles ont terminé de développer leurs glandes nourricières.

Elles commencent un nouveau stage : celui d’abeilles cireuses. Au cours de ce stage, les glandes qui produisent la cire se forment sous leur abdomen,

Les abeilles apprennent à réparer les alvéoles, à enfermer les larves par un couvercle de cire, afin que la larve puisse se transformer en chrysalide d’où sortira la nouvelle abeille.

Elles peuvent aussi quitter la ruche pour faire leur premier vol d’orientation, car il faut qu’elles comprennent les danses de leurs sœurs aînées.

Jusqu’à l’âge de 20 jours, elles apprendront à ventiler la ruche en battant très rapidement des ailes, en restant sur place, dressées sur leurs pattes. C’est sans doute grâce à ce stage de ventileuse que les abeilles ont des ailes si puissantes, malgré la délicatesse de la membrane qui les forme.

Elles feront aussi un stage d’abeilles sentinelles qui leur permettra de développer leur dard pour se défendre et protéger la ruche.
Elle développe aussi leurs antennes, car les sentinelles doivent vérifier, par le toucher et par l’odeur, si l’abeille qui se présente à la porte fait partie de leur famille.

Elles ont l’ordre de laisser entrer une abeille étrangère que si ses corbeilles sont bien remplies !

Dans notre société, les soldats, les policiers et les douaniers font exactement la même chose pour nous protéger !

A l’âge de 21 jours, l’abeille est prête pour son travail de butineuse. Ses outils et son intelligence d’abeille sont formés pour la servir.

Elle exécutera ce travail jusqu’à sa mort. Une abeille ouvrière vit en moyenne six semaines. Elles sont sans cesse remplacées, puisque la reine pond toute la journée.

La reine donne naissance à tant d’abeilles que, bien souvent, la ruche devient trop petite. Alors la reine-mère laisse son royaume à une jeune reine. Elle sort de la ruche et va s’accrocher à une branche. Une partie des ouvrières la suivent et se cramponnent à elle. Cette grappe d’abeilles se nomme « essaim », tandis que le départ de la reine avec ses ouvrières se nomme « essaimage ».

L’apiculteur, vêtu de vêtements spéciaux, prend l’essaim et l’installe dans une nouvelle ruche aménagée pour ces nouveaux locataires.

Résumons :
L’abeille est caractérisée par des pièces buccales à tout faire, mais surtout lécheuses, par des ailes membraneuses et par des métamorphoses complètes.

L’abeille fait partie de l’ordre des HYMENOPTERES.
(Du grec « hymen », membrane, et « pléron », ailes)

La guêpe et la fourmi font parties du même ordre.

Par leur intelligence et la perfection de leur organisation, elles représentent l’élite des Insectes.


Comment soigner une piqûre d’abeille ?

Il faut d’abord savoir qu’une abeille ne se sert de son dard que lorsqu’elle se sent menacée. Donc, la première chose à faire, en présence d’une abeille, est de ne pas l’effrayer. Il faut éviter les mouvements brusques et surtout ne pas la déranger dans son travail.

Quand une abeille pique, si la peau de sa victime est assez épaisse (c’est le cas pour l’Homme), il arrive qu’elle ne puisse plus retirer son dard barbelé et venimeux. Pour se libérer, elle tire alors sur l’appareil venimeux qui, déchirant son abdomen, reste dans la plaie. L’abeille meurt donc peu après son geste de défense.

Quand on a été piqué, il faut retirer le dard, extraire le venin et traiter la plaie avec de la teinture d’iode ou en y frottant un morceau d’ail cru. On peut aussi chauffer la plaie au contact d’une allumette que l’on vient d’éteindre.

L’abeille a été admirée par les Hommes depuis très longtemps.

Vous vous souvenez sans doute de Clovis, premier roi Mérovingien de tous les Francs. Eh bien, le corps de son père, Childéric Ier, roi des Francs Saliens, a été retrouvé dans sa tombe, enveloppé dans un manteau de pourpre constellé d’abeilles d’or. Childéric Ier est mort en 481.

Napoléon Ier s’en inspire et le jour de son sacre, en 1804, il porte un manteau constellé d’abeilles d’or ; vous pouvez admirer ce manteau sur le tableau de Jacques Louis David qui se trouve au musée du Louvre.

L’Abeille est le symbole du travail intelligent et dévoué.

Son miel est une denrée impérissable !

 

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