|
Les historiettes d'une mamie pas comme les autres
Entrons dans le monde des mots
Chaque chose a une image.
Ces images sont dans ta tête.
Elles sont là, nombreuses et sages,
Mais en éveil et alertes.
Comment y sont-elles entrées ?
Tes yeux, tes oreilles, ton nez
Flashent sans cesse de tous côtés.
Quel album elles ont formé !
Prenons une pomme, si tu veux.
Rouge ? Jaune ? Verte ? Le flash des yeux.
Comme elle sent bon ! Flash du nez.
Douce ? Rugueuse ? Flash du toucher.
Les oreilles aussi sont là,
Pour la flasher, croque-la !
Acide ? Amère ou sucrée ?
En la mangeant tu l’as flashée :
A présent, où sont les mots ?
Les mots ce sont ces images,
Qui s’unissent comme des legos,
Et forment ainsi ton langage.
Alors, pour choisir une pomme,
De ses images, fais la somme !
Les petits paresseux.
(Les noms communs)
Des filles et des garçons ?
Les mots aussi en ont !
Mais ils sont si paresseux…
Paresseux et même peureux !
Voyez donc les serviteurs,
Qui les précèdent à toute heure !
Prenons deux mots : trousse et crayon !
Cherchons leurs serviteurs, cherchons !
Pour crayon : un, le, ce et mon
Te présenteront un mot-garçon.
Pour trousse : une ou la, cette ou ma
Un mot-fille te présentera.
Des, les, ces et mes serviront
Les mots-filles et les mots-garçons.
Regarde bien autour de toi,
Et tu les découvriras,
Tous ces petits paresseux,
Leurs serviteurs avec eux !
Les mots-peintres.
(Les adjectifs qualificatifs)
Quelle trousse, quel crayon choisir ?
Et aussi, comment l’écrire ?
Dans la tête, remue-ménage,
Pour chercher toutes les images
Qui décrivent les paresseux
Qui se trouvent devant nos yeux.
Voilà un gros crayon vert,
Et voici un gros trousse vert.
Aïe, nos oreilles ont sursauté !
Une erreur s’est faufilée,
Comme un lego mal placé.
Remue-ménage pour corriger !
Prêt ! Voici une grosse trousse verte.
Nos oreilles sont satisfaites.
Il a fallu ajuster,
Modifier les mots trouvés.
Les mots-filles sont très coquettes,
Capricieuses elles nous tiennent tête !
Parler c’est peindre avec les mots,
Car chaque phrase est un tableau !
Les mots-radios.
(Les verbes)
Savais-tu que certains mots
Nous informent comme une radio ?
Cherchons bien vite dans nos bagages,
Où sont amassées nos images.
Tiens, prenons celles-ci et celles-là,
Car elles nous disent qui fait quoi !
La fin de leurs mots se transforme
Et c’est ainsi qu’ils nous informent
C’est moi, c’est toi, c’est nous, c’est vous,
Leurs terminaisons nous disent tout.
Aujourd’hui ? Hier ou demain ?
Tu veux savoir ? Ecoute la fin !
A cet instant, je cherche ces mots.
Facile à trouver ? Non, pas trop.
Vos parents les cherchaient aussi,
Lorsqu’ils étaient, comme vous petits,
Et vos enfants les chercheront,
Car le temps passe et tourne en rond.
Quels minuscules calendriers !
Je m’entraînerai pour vous trouver !
Les mots discrets.
(Les adverbes)
- Y a-t-il encore des mots,
Qui travaillent comme des legos ?
- Des mots modestes, il est vrai,
Travaillent, mais restent discrets.
Les mots-peintres, les mots-radios,
Sollicitent souvent ces mots.
Grâce à eux, ce court récit,
Deviendra clair et précis :
« David mangeait lentement.
- Ce n’est pas bon ? s’inquiète maman.
- C’est que le lait est trop sucré,
- Et j’ai du mal à l’avaler. »
As-tu trouvé ces gentils mots ?
Habiles, discrets, juste ce qu’il faut !
Les mots débrouillards.
(Les pronoms)
Des petits mots bien rusés
Se débrouillent pour remplacer
Des mots déjà rencontrés,
Et sont fiers de se montrer !
Ils remplacent les paresseux,
Leurs serviteurs avec eux.
Mais ce qui n’est pas facile,
Même si tu es très habile,
C’est de pouvoir retrouver
Les mots qu’ils ont remplacés.
Jouons à l’agent secret,
Et patiemment cherchons-les !
|