Ourartou : Il existe très
peu d'informations sur l'émergence de cette nouvelle entité
politique autour du lac de Van et qui forma le royaume d'Ourartou. Suite...
_____ Le traité de Kars, en 1922, abroge le traité de Sèvre.
L'arménie perd en une signature la majeure partie de son territoire.
Lire le traité de Kars _____
L'environnement pose de grands soucis à l'Arménie. même
si l'écologie est un luxe dont elle ne peut pas se permettre.Suite...
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Armen rêve d'exporter ses Khatchkars vers la France
Stepanakert.
Armen Grigorian est tailleur de pierre. Une tradition familiale des Grigorian
qui fait remonter le métier à plusieurs générations.
Installé près d'un rivière à la sortie de Stepanakert,
en direction d'Askéran, l'atelier d'Armen est une installation précaire
formée de tufs grossièrement cimentées et d'un toit en
tôle ondulée quelque peu oxydée rongée par l'âge.
Dans l'atelier, deux tours qui polissent la pierre un levier métallique
de construction robuste, des outils et des rangées impressionnantes de
pierres. Du tuf, du basalte ou encore du marbre. "Nos montagnes recèlent
des richesses inépuisables de tuf, de basalte ou du marbre. Mais le plus
difficile et le plus coûteux est le travail d'extraction des mines et
leur transport. Néanmoins dans tous les cas, ils nous coûtent dix
à cent fois moins chers que les prix appliqués en Europe ou en
Occident" nous lance Armen en caressant de sa main droite, un khatchkar
(croix en pierre) récemment taillé et en stade de polissage. Près
de nous deux ouvriers s'activent à lisser sous une meule et à
l'aide d'une pression d'eau, une tranche de basalte. Un peu plus loin, un artisan
tailleur cisèle un grand khatchkar de couleur brune qui servira de pierre
tombale pour une future commande.
"Nos khatchkars sont des modèles spécifiques du Karabagh,
ma fille est chargée de la création de nouveaux motifs et nous
avons plusieurs ouvrier spécialisés qui réalisent ces dessins
sur la pierre" me lance Armen en aspirant la fumée de sa cigarette
"Erévan".
Dans l'atelier, des pierres multicolores travaillées attendent un dernier
polissage avant l'arrivée de leur livraison. "Nous travaillons essentiellement
pour les particuliers qui investissent des sommes importantes pour décorer
leur maison ou la demeure de leurs défunts. Faites un tour au cimetière
communal de Stepanakert, pour vous rendre compte de l'importance des disparus
dans nos familles arméniennes" reprend Armen et d'ajouter "ici,
en Artsakh, tout comme en Arménie, la dignité et le culte de nos
morts et disparus est très grand et revêt un caractère quasi-religieux".
Même si le marché intérieur, dont la demande est relativement
faible permet à Armen et ses ouvriers de vivre décemment, c'est
vers l'export que le chef d'entreprise fixe les yeux. "Pourquoi ne pas
exporter nos belles pierres taillées, décoratives ou tombales,
vers l'Europe et notamment la France et ses quelque 500 000 Arméniens
? Un khatchkar sur une tombe arménienne en France, ne serait-il pas meilleur
qu'une pierre quelconque ? D'autant que même avec le transport, une pierre
du Karabagh reviendrait à coup sur bien moins cher que celles utilisées
en France" lance Armen qui se plaint du manque de structure et d'organisation
pour l'aider à exporter. "Si vous pouvez nous aider à organiser
ce circuit, ce serait rendre un grand service à l'économie de
l'Artsakh et à l'arménité de la diaspora que l'on dit déclinante
et en phase d'assimilation" reprend Armen qui rêve d'exporter ses
pierres tailles vers l'Europe occidentale.
"Même si le transport de ces pierres peut être une affaire
relativement simple, il y a une véritable politique de protectionnisme
et de lobyying en Europe. Si bien que ces pays, grâce à la pression
de ses propres fabricants, appliqueraient un contrôle et une taxation
rendant presque impossible toute importation" nous dit Arthur, un des ouvriers
d'Armen.
"La communauté arménienne de France est suffisamment nombreuse
et influente pour faire assouplir les directives de Paris en matières
de produits venant d'Arménie et du Karabagh. Mais à mon avis,
le véritable problème est la recherche de personnes spécialisées
dans l'import-export, qui puissent y croire à la rentabilité de
cette affaire et monter une structure adéquate" lançai-je
en leur promettant de faire l'écho de leur demande au sein de la communauté
arménienne de France.
Convaincu aussi que plutôt que d'enrichir les entrepreneurs français
ou étrangers, les Arméniens de France pourraient faire "d'une
pierre deux coups" par l'acquisition de magnifiques pierres sculptées
pour une somme inférieure au prix du marché occidental et aider
par la même occasion, l'économie de l'Arménie et du Karabagh
à se relever...