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La loi reconnaissant le génocide arménien promulguée par le président Chirac [0]Commentaires
Date : 30/01/2001
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AFP
La loi reconnaissant le génocide arménien de 1915, adoptée le 18 janvier par le Parlement, a été promulguée lundi par le président de la République Jacques Chirac et publiée mardi au Journal officiel. Le texte, issu d\'une proposition parlementaire, est constitué d\'un article unique qui stipule que \"la France reconnaît publiquement le génocide arménien de 1915\", sans toutefois désigner les Turcs comme responsables des massacres survenus sous l\'empire ottoman. Son adoption, à l\'unanimité par l\'Assemblée nationale, avait provoqué une vive réaction de la Turquie, qui avait notamment rappelé aussitôt son ambassadeur en consultations. Le Premier ministre turc, Bulent Ecevit, avait qualifié \"d\'inacceptable\" et \"très injuste\" la décision du parlement français, et souligné que \"toutes les mesures nécessaires\" seraient prises si aucun moyen n\'était trouvé pour empêcher la promulgation de la loi. Sa publication au Journal officiel constitue le dernier acte du processus parlementaire de deux ans et demi visant à la reconnaissance par la France du génocide arménien de 1915. Les massacres et déportations d\'Arméniens sous l\'Empire ottoman de 1915 à 1917 ont fait 1,5 million de morts, selon l\'Arménie, entre 250.000 et 500.000, selon la Turquie, qui rejette catégoriquement la thèse d\'un génocide.
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Ankara révise ses liens économiques et politiques avec Paris [0]Commentaires
Date : 30/01/2001
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AFP
Le Premier ministre turc Bulent Ecevit a annoncé mardi que la Turquie révisait ses relations économiques et commerciales avec la France après la promulgation par le président français Jacques Chirac de la loi reconnaissant le génocide arménien de 1915. \"Nous faisons le nécessaire. Nous révisons nos relations économiques et politiques avec la France\", a-t-il dit devant la presse au terme d\'un entretien avec le président géorgien Edouard Chevardnadze, en visite en Turquie. \"Nous ne sommes pas surpris. Nous ne nous attendions pas à une attitude différente (de la part de M. Chirac)\", a-t-il précisé. La loi reconnaissant le génocide arménien sous l\'Empire ottoman, adoptée le 18 janvier par le Parlement français, a été promulguée lundi par le président français et publiée mardi au Journal officiel. \"Il s\'agit d\'une grande déception pour le peuple turc dans nos relations avec la France\", a ajouté M. Ecevit. Le ministre turc de la Défense Sabahattin Cakmakoglu a de son côté indiqué que la France \"ne s\'en tirera pas comme ça\", en réaction à la promulgation de la loi controversée. Rappelant que des sociétés françaises sont impliquées dans plusieurs projets lucratifs d\'armements en Turquie, M. Cakmakoglu, cité par l\'agence Anatolie, a déclaré que \"la loi sur le prétendu génocide sera déterminante dans les choix de la Turquie\". Ankara, qui a rappelé son ambassadeur à Paris pour \"consultations\" le 18 janvier, a d\'ores et déjà annulé un contrat avec la firme française Alcatel pour la construction d\'un satellite espion et menacé d\'écarter le Giat (groupement des industries d\'armement) d\'un important appel d\'offre pour la construction de chars d\'un montant de quelque 4 mds de dollars. Le président turc Ahmet Necdet Sezer a condamné la promulgation de la loi comme \"inacceptable\", estimant qu\'elle va \"inévitablement\" porter atteinte aux relations bilatérales. La direction d\'Etat turc des céréales (TMO) a exclu de son côté mardi deux firmes françaises d\'un appel d\'offre public pour l\'exportation de 315.000 tonnes de blé, d\'un montant d\'environ 40 millions de dollars, a indiqué la chaîne privée turque NTV. La décision a été prise par le ministre de l\'Agriculture Husnu Yusuf Gokalp, précise NTV. De nombreux syndicats et ONG ont appelé depuis le vote des députés français à boycotter les produits français et ont tenu des manifestations devant les missions diplomatiques françaies à Ankara et Istanbul. Le ministère turc des Affaires étrangères a en outre vivement condamné mardi la décision du conseil municipal de Paris d\'ériger un monument en mémoire du génocide arménien de 1915, estimant qu\'elle portera \"un nouveau coup aux relations turco-françaises\". La publication de la loi au Journal officiel constitue le dernier acte du processus parlementaire de deux ans et demi visant à la reconnaissance par la France du génocide arménien. Les massacres et déportations d\'Arméniens sous l\'Empire ottoman de 1915 à 1917 ont fait 1,5 million de morts, selon l\'Arménie, entre 250.000 et 500.000, selon la Turquie, qui rejette catégoriquement la thèse d\'un génocide.
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Le président Chirac a promulgué la loi reconnaissant le génocide arménien [0]Commentaires
Date : 30/01/2001
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AFP
La loi reconnaissant le génocide arménien de 1915, adoptée le 18 janvier par le Parlement français, a été promulguée lundi par le président de la République Jacques Chirac et publiée mardi au Journal officiel. Le texte, issu d\'une proposition parlementaire, est constitué d\'un article unique qui stipule que \"la France reconnaît publiquement le génocide arménien de 1915\", sans toutefois désigner les Turcs comme responsables des massacres survenus sous l\'empire ottoman. La publication au JO constitue le dernier acte du processus parlementaire de deux ans et demi visant à la reconnaissance par la France du génocide arménien. Le Premier ministre turc Bulent Ecevit a annoncé immédiatement que son pays révisait ses relations économiques et commerciales avec la France. \"Il s\'agit d\'une grande déception pour le peuple turc dans nos relations avec la France\", a-t-il ajouté. L\'adoption de la loi, à l\'unanimité, par l\'Assemblée nationale, avait déjà provoqué une vive réaction de la Turquie, qui avait notamment rappelé aussitôt son ambassadeur en consultations et annulé un contrat avec la firme française Alcatel. La crise ouverte risque de mettre à mal la coopération militaire entre les deux pays. La France est actuellement l\'un des principaux fournisseurs de la Turquie en matière d\'armement, alors que les contrats totaux qu\'Ankara envisage de signer, dans les trente prochaines années, avec les industries militaires étrangères s\'élèvent à 150 milliards de dollars. Appel au boycott des produits français Depuis le vote de la loi, l\'ambassade de France à Ankara est chaque jour le théâtre de manifestations de groupes les plus divers, qui dénoncent l\'attitude de la France et appellent généralement à boycotter ses produits en représailles. Des pancartes géantes de dix mètres, proclamant \"Chers habitants, boycottons les produits français\", ont été déployées lundi à l\'entrée de la ville d\'Arhavi (extrême nord-est), près de la frontière géorgienne. La décision lundi du conseil de Paris d\'ériger un monument en mémoire des Arméniens massacrés entre 1915 et 1917 et de ceux tombés pour la France lors des deux guerres mondiales, a été qualifié de \"nouveau coup aux relations turco-françaises\" par le ministère turc des Affaires étrangères. Le monument, une statue en bronze patiné de 6 mètres de haut représentant le révérend père et compositeur de musique Komitas, figure emblématique de l\'Arménie, devrait être érigé en 2002. Il a également attiré les foudres de la presse turque. Les massacres et déportations d\'Arméniens sous l\'Empire ottoman de 1915 à 1917 ont fait 1,5 million de morts, selon l\'Arménie, entre 250.000 et 500.000, selon la Turquie, qui rejette catégoriquement la thèse d\'un génocide. A ce jour, au sein de l\'UE, seuls la Belgique et la Grèce ont reconnu le génocide arménien. En Italie, une résolution en ce sens a été adoptée par la chambre des députés.
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Génocide arménien: la Turquie, furieuse, révise ses relations avec la France [0]Commentaires
Date : 30/01/2001
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AFP
La Turquie furieuse a annoncé mardi une révision de ses relations avec la France, à commencer par l\'annulation d\'un deuxième contrat d\'armement, selon les médias turcs, en riposte à la promulgation d\'une loi reconnaissant le génocide arménien par le président Jacques Chirac. Ankara a annulé un contrat avec le groupe électronique de défense Thales (ex-Thomson CSF) de 200 millions de dollars pour la modernisation du système de navigation de 80 F-16, a annoncé la chaîne de télévision privée turque NTV. Ankara avait annulé la semaine dernière un contrat préliminaire avec Alcatel pour la construction d\'un satellite espion d\'environ 200 millions de dollars, après l\'adoption de la loi par le parlement français le 18 janvier. Le représentant de Thales à Ankara interrogé par l\'AFP n\'a pas été en mesure de confirmer l\'annulation de ce contrat. Aucune annonce officielle n\'est venue confirmer cette décision qui, selon NTV, a été prise par le ministère de la Défense et l\'état-major des armées, et doit entrer en vigueur après avoir été approuvée par le Premier ministre Bulent Ecevit. M. Ecevit avait cependant auparavant annoncé que la Turquie révisait ses relations économiques et commerciales avec la France. \"Nous faisons le nécessaire. Nous révisons nos relations économiques et politiques avec la France\", a-t-il dit devant la presse. Son ministre de la Défense Sabahattin Cakmakoglu a lancé que la France \"ne s\'en tirera pas comme ça\". \"La loi sur le prétendu génocide sera déterminante dans les choix de la Turquie\" concernant les projets d\'armement impliquant des compagnies françaises, a-t-il déclaré. M. Cakmakoglu avait déjà directement menacé, la semaine dernière, d\'écarter Giat (groupement des industries d\'armement) d\'un important appel d\'offre pour la construction de chars d\'un montant de quelque 4 milliards de dollars, que le groupe français, pourtant bien placé, ne semble désormais plus avoir aucune chance d\'emporter. Opportunément, une délégation de députés allemands de la commission de la défense est arrivée mardi à Ankara pour deux jours de discussions portant notamment sur ce contrat, dans lequel la firme allemande Krauss-Maffei Wegmann est également en lice avec le Leopard-2. Autre mesure de boycottage: la direction d\'Etat turc des céréales (TMO) a exclu deux firmes françaises d\'un appel d\'offre public pour l\'exportation de 315.000 tonnes de blé, d\'un montant d\'environ 40 millions de dollars, sur décision du ministère de l\'Agriculture, selon NTV.
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La ville de Paris décide d\'ériger un monument en mémoire du génocide arménien [0]Commentaires
Date : 29/01/2001
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AFP
Le conseil de Paris a décidé lundi, à l\'unanimité, d\'ériger un monument en mémoire des Arméniens massacrés entre 1915 et 1917, un nouveau geste qui, dix jours après la reconnaissance officielle du génocide arménien par le Parlement français, risque d\'attiser la colère de la Turquie. Ce monument, également en l\'honneur des victimes arméniennes tombées pour la France lors des deux guerres, devrait être érigé en 2002 Cours Albert 1er, place du Canada, dans le 8ème arrondissement de la capitale. Une souscription nationale est lancée pour cette statue en bronze patiné de 6 mètres de haut, qui sera signée du sculpteur David Erevantzi et représentera le révérend père et compositeur de musique Komitas, figure emblématique de l\'Arménie. Déporté le 24 avril 1915, lors du génocide, Komitas n\'avait pas été tué avec les autres intellectuels mais, bouleversé par les massacres, il avait passé le reste de sa vie dans un hôpital psychiatrique de la région parisienne. Devant la communauté arménienne, le maire de la capitale Jean Tiberi a indiqué que \"la Ville de Paris entendait elle aussi rendre hommage au peuple arménien tout entier, ainsi qu\'à la communauté arménienne de France et de Paris\", \"à quelques jours\" de la visite du président de la République d\'Arménie, Robert Kotcharian. D\'autres monuments ont déjà été érigés en France à la mémoire du génocide arménien. Selon la communauté arménienne locale, Marseille a été \"une des premières villes\" à s\'en doter, au début des années 1970. D\'autres ont été érigés depuis dans la région, notamment à Aix-en-Provence. Représailles turques Les médias turcs se sont aussitôt émus de cette décision, qui risque de tendre davantage les relations entre Paris et Ankara. La Turquie a en effet déjà très vivement réagi à l\'adoption définitive, le 18 janvier par les députés français, d\'une loi reconnaissant comme un génocide les massacres et déportations d\'Arméniens perpétrés de 1915 à 1917 sous l\'Empire ottoman, qui ont fait 1,5 million de morts selon les Arméniens, entre 300.000 et 500.000 selon Ankara. Très en colère, le gouvernement turc, qui nie tout génocide, a aussitôt rappelé son ambassadeur pour consultations et promis des représailles contre la France -premier investisseur étranger dans le pays et important partenaire commercial- si la loi était promulguée par le président Jacques Chirac. La semaine dernière, M. Chirac a indiqué qu\'il ne savait pas quand il promulguerait cette loi, se refusant à tout autre commentaire sur le sujet. Ankara a d\'ores et déjà annulé un contrat avec la firme française Alcatel pour la construction d\'un satellite espion et menacé d\'écarter le Giat (groupement des industries d\'armement) d\'un important appel d\'offre pour la fourniture de chars. Depuis le vote du Parlement, l\'ambassade de France à Ankara a été le théâtre de manifestations quotidiennes des groupes les plus divers, qui dénoncent l\'attitude de la France et appellent généralement à boycotter ses produits. A ce jour, au sein de l\'UE, seules la Belgique et la Grèce ont reconnu le génocide arménien.
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Avertissement de Poutine à la nouvelle administration Bush et à l\'Otan [0]Commentaires
Date : 26/01/2001
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AFP
Le président russe Vladimir Poutine a averti vendredi la nouvelle administration Bush qu\'un déploiement d\'un système antimissile par les Américains aurait des conséquences \"irréparables\" et jugé \"inacceptable\" l\'élargissement de l\'Otan aux ex-pays communistes. Dans sa première intervention publique depuis l\'arrivée de George W Bush à la Maison Blanche samedi, Vladimir Poutine a déclaré que le déploiement par les Américains d\'un système antimissile (NMD) \"porterait un préjudice irréparable à l\'architecture des relations internationales\". Il a cependant estimé que \"les dernières déclarations de George W Bush témoignent du fait qu\'un dialogue peut être positif\", dans une intervention devant des diplomates réunis au ministère des Affaires étrangères. Le nouveau président américain avait à la mi-janvier affirmé sa détermination à aller de l\'avant dans le projet du NMD, tout en reconnaissant que Moscou \"avait soulevé de grandes objections\". \"L\'une de nos priorités dans nos discussions avec les Russes sera de travailler ensemble sur la non-prolifération et d\'assurer la sécurité nucléaire\", avait-il déclaré. Le président russe a souligné que les discussions avec les Américains seraient difficiles. \"Nous aurons un travail difficile et délicat à mener pour maintenir l\'accord antimissile de 1972 (ABM)\", a-t-il souligné. Le déploiement du NMD suppose une modification de cet accord signé entre Moscou et Washington dont les Russes officiellement ne veulent pas entendre parler. Le président a fait valoir que la Russie avait ratifié l\'accord de désarmement russo-américain Start II et qu\'elle attendait une réponse à ce geste de bonne volonté. Le ministre russe des Affaires étrangères Igor Ivanov a souligné pour sa part que le problème du NMD n\'était pas \"seulement un problème russo-américain\", précisant que Moscou souhaitait consulter les Européens, les Chinois et l\'Otan sur cette question. La Chine est avec la Russie l\'un des plus fervents opposants au NMD. Le président russe a aussi dénoncé \"certaines forces qui veulent cultiver l\'image d\'une Russie dangereuse pour justifier notamment l\'utilisation de la force\". Il s\'est montré tout aussi ferme vis-à-vis de l\'Otan dont il a qualifié la politique d\'élargissement d\'\"erronée\" et d\'\"inacceptable\". Le secrétaire général de l\'Alliance George Robertson a effectué la semaine dernière une tournée dans trois ex-républiques soviétiques : l\'Arménie, l\'Azerbaïdjan et le Turkménistan. Alors que M. Robertson est attendu à Moscou le 19 février, le président russe a estimé que \"la normalisation des relations avec l\'Otan avançait difficilement\". La Russie a gelé pendant plusieurs mois ses relations avec l\'Alliance atlantique à la suite des bombardements sur la Yougoslavie au printemps 1999. \"La normalisation de nos relations sera une contribution à la stabilité internationale et à notre propre sécurité\", a cependant souligné le président. Il a enfin plaidé en faveur d\'un élargissement de la coopération de la Russie avec l\'Europe et l\'Asie. \"Nous ne nous fixons pas comme but de nous intégrer à l\'Union européenne, mais nous devons élargir notre collaboration\", a-t-il dit. La Russie et l\'Union européenne ont signé un accord de partenariat et de coopération en juin 1994. Il a également souhaité que la Russie soit davantage intégrée aux structures des régions d\'Asie et du Pacifique.
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Génocide arménien: M. Chirac ne sait pas quand il promulguera la loi [0]Commentaires
Date : 24/01/2001
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AFP
Le président Jacques Chirac a indiqué mercredi qu\'il ne savait pas quand il promulguerait la loi votée la semaine dernière par le parlement qui reconnaît le génocide arménien de 1915 et il s\'est refusé à tout autre commentaire sur ce point. A l\'issue d\'un entretien suivi d\'un déjeuner à l\'Elysée avec le président azerbaïdjanais Heydar Aliev, le chef de l\'Etat a déclaré avoir \"pris bonne note\" de l\'émotion que ce vote avait suscitée en Azerbaïdjan mais assuré que l\'amitié entre Paris et Bakou n\'en serait pas affectée. \"Le président m\'a fait part de son émotion à la suite du vote du Parlement français et il m\'a fait part de la ferme critique du peuple d\'Azerbaïdjan. J\'ai parfaitement compris cette critique et j\'en ai pris bonne note\", a dit Jacques Chirac. \"Mais, a-t-il ajouté devant la presse dans la cour d\'honneur de l\'Elysée, ce n\'est quand même pas de nature à ébranler l\'amitié entre l\'Azerbaïdjan et la France.\" Quant à la promulgation de cette loi, Jacques Chirac a simplement répondu: \"Pas de commentaire à faire sur ce point. Je ne sais pas.\" M. Aliev n\'a rien voulu ajouter sur cette question mais il a insisté sur l\'amitié entre la France et l\'Azerbaïdjan, se déclarant \"heureux d\'avoir un ami en la personne de M. Jacques Chirac\". Selon une source informée turque, Ankara aurait souhaité qu\'après le vote du Parlement français sur le génocide arménien, Bakou demande à la France de se retirer du groupe de Minsk constitué par l\'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) pour aider au règlement du conflit entre l\'Arménie et l\'Azerbaïdjan sur le Haut Karabakh. Le président azerbaïdjanais a au contraire souligné \"l\'importance\" qu\'avait la France pour son pays, en tant que co-président du groupe de Minsk, aux côtés des Etats-Unis et de la Russie. Le président Aliev est venu en visite officielle à Paris à l\'occasion de l\'adhésion simultanée de son pays et de l\'Arménie au Conseil de l\'Europe. Jacques Chirac a rappelé qu\'il recevrait à nouveau vendredi M. Aliev, en même temps que le président arménien Robert Kotcharian, pour des entretiens sur le Haut Karabakh et un déjeuner \"trilatéral\" à l\'Elysée. \"La France souhaite apporter toute sa contribution à une solution pacifique mais la France est très attentive à ce que cette solution soit équilibrée, c\'est-à-dire acceptable par les deux parties\", a commenté le président français.
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Les étudiants protestent dans les rue d'Erevan [0]Commentaires
Date : 21/01/2001
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NetArménie
Environ 200 étudiants des universités arméniennes se sont rassemblés ce mardi devant les bureaux du gouvernement pour exiger une réduction de 20% de frais de scolarité. \"Les frais de scolarité sont trop élevés et ne reflètent pas la situation socio-économique du pays,\" a déclaré un des organisateurs, Menua Harutiunian. Le chef du Cabinet du Premier ministre Andranik Hakobian, a reçu Harutiunian et 4 autres leaders étudiants pour discuter de ces revendications. Mais aucun accord n\'a été annoncé après la réunion. Le gouvernement estime que ce mouvement étudiant est manipulé par les partis politiques d’oppositions, affirmation bien évidemment réfutée par les étudiants qui accusent le gouvernement d’avoir donné des consignes aux recteurs des universités pour empêcher les étudiants de manifester . La majorité des étudiants arméniens inscrits dans les universités d\'état doivent payer des frais de scolarité annuels de l’ordre de 600 $ à 700 $. L\'étude de programmes d\'université au maximum prestigieux coûte jusqu\'à 1500 $ par an. Rappelons que le PNB par habitant est de l’ordre de 530$. (Source : ArmenInfo)
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Tension, manifestations et appels au boycottage anti-français en Turquie [0]Commentaires
Date : 19/01/2001
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AFP
La reconnaissance par la France du génocide arménien a provoqué vendredi des manifestations d\'hostilité et de multiples appels au boycottage économique et culturel en Turquie, dans une ambiance politique de tension froide. Le président turc Ahmet Necdet Sezer a appelé son homologue français Jacques Chirac et son gouvernement à \"agir\" pour rendre \"inefficace\" la loi, en déposant un recours devant le Conseil constitutionnel, unique possibilité restante. Mais le ministre des Affaires étrangères Ismail Cem a reconnu sur la chaîne de télévision CNN Turk qu\'il n\'avait \"pas trop d\'espoir\". \"Cette loi va sûrement avoir des répercussions très défavorables sur les relations turco-françaises\", a souligné le porte-parole de M. Sezer devant la presse. Déjà, le mal se fait sentir, et les appels au boycottage se multiplient, que ce soit par des particuliers sur l\'internet ou des associations. Les dirigeants de plusieurs syndicats, notamment celui des fonctionnaires, Resul Akay, ont appelé le gouvernement à fermer toutes les installations françaises en Turquie et à lancer une campagne demandant aux Turcs vivant en France de retirer leur argent des banques françaises. \"Les produits français doivent être boycottés\", a déclaré M. Akay, cité par Anatolie. Le président de la Chambre de commerce de Konya (centre) en a fait de même vendredi: \"Nos 25.000 membres sont appelés à suivre ce mouvement\", a-t-il dit. Le président des Chambres et Unions de commerce de Turquie (TOBB), Fuat Miras, a indiqué qu\'il envisageait de lancer un appel à ses membres pour qu\'ils revoient leurs liens commerciaux avec leurs partenaires français et n\'importent plus de produits français, selon Anatolie. La France est l\'un des principaux partenaires de la Turquie avec un volume d\'échanges commerciaux de plus de 4 milliards de dollars en 1999. L\'Université d\'Istanbul a annoncé l\'arrêt à partir de vendredi de ses relations scientifiques avec des partenaires français. Son recteur Kemal Alemdaroglu a déclaré que \"tout contact scientifique\" avec les universités Descartes, de Toulouse et de Strasbourg avait été rompu, et annulé la visite prévue d\'universitaires de l\'Université Paris Sud dans le cadre d\'un programme d\'échange. Annulée également une réunion de hauts responsables militaires turcs et français prévue la semaine prochaine en Turquie pour évoquer la coopération bilatérale, a-t-on appris auprès du ministère turc de la défense. Et la menace est lourde d\'annulation de contrats ou d\'une mise à l\'écart des firmes françaises d\'appels d\'offre dans le domaine militaire, que ce soit pour un satellite espion ou pour des chars de combat, selon les analystes. Les sanctions contre la France doivent être déterminée après le retour de l\'ambassadeur turc à Paris Sonmez Koksal, rappelé en consultations, avait indiqué jeudi un porte-parole du gouvernement. M. Cem a précisé qu\'il devait s\'entretenir vendredi soir à Ankara avec M. Koksal. Plusieurs manifestations hostiles se sont déroulées devant l\'ambassade de France à Ankara et le consulat à Istanbul. Les ultra-nationalistes Ulkucu (Idéalistes), groupe proche du Parti de l\'Action Nationaliste (MHP, au pouvoir) ont été les plus virulents: \"France, ne te trompe pas, n\'épuise pas notre patience!\" ou encore: \"Les bâtards de la France ne peuvent nous faire céder\", ont-ils scandé devant l\'ambassade. Quelque 200 des leurs ont aussi manifesté devant le consulat à Istanbul, jetant des oeufs contre les fenêtres du bâtiment et une bousculade avec la police s\'est terminée sans incident. La presse exprimait son amertume: \"Adieu France\", titrait à la une en français, vengeur, le quotidien à grand tirage Hurriyet.
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Protestations sur l\'internet contre la France et les produits français [0]Commentaires
Date : 19/01/2001
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AFP
De nombreux forums de discussion sur l\'internet (E-groups) reflètaient vendredi la colère de la société turque après l\'adoption jeudi en France d\'une loi reconnaissant le génocide des Arméniens en 1915. \"Je vais personnellement boycotter les produits français; par exemple, j\'irai au supermarché Migros au lieu de Carrefour; je vous invite tous à faire de même\", écrivait Basak Karacan dès jeudi dans le E-group Aktuel. Réponse ce vendredi sur le même forum de Ayahan Ozturk: \"D\'accord, je participe. Protestons d\'abord contre Carrefour, puis contre tous les produits français. Nous devons désormais jouer de notre force de masse. Quand l\'Italie a ouvert les bras au chef terroriste Apo (NDLR: le chef rebelle kurde Abdullah Ocalan), la réaction de la société a montré son efficacité. J\'appelle tout le monde à y être sensible\". Toujours sur Aktuel, Hulki promettait: \"Je n\'irai pas en France, je ne boirai pas de vin français, je n\'apprendrai pas la langue française. Les voitures Renault et les bateaux Bénetteau sont français; autant que possible, je ne choisirai plus de produits français parce que mon pays compte plus que tout\". Sur un E-group de Superonline, Goncagul écrit: \"Selon moi, il faut renoncer à acheter des chars d\'assaut, arrêter d\'acheter des produits français, et l\'Etat turc doit montrer une ferme réaction à la France, son président et sa presse.\" Le site internet Turk.net, qui a également ouvert un forum où s\'expriment les mêmes sentiments, a effectué vendredi un sondage parmi 250 de ses affiliés, où il est demandé à chacun son \"opinion sur l\'adoption du projet de loi arménien\" par la France. A 85%, les internautes interrogés dénoncent le geste des députés français, 44% optant pour la réponse \"mauvaise décision, la France sera touchée\" et 41% choisissant de répondre \"attitude erronée, le Parlement français n\'a pas à se mêler de l\'Histoire\". Seuls 15% des sondés sont d\'un avis contraire, 9% estimant qu\'il s\'agit d\'une \"accusation concernant l\'Empire ottoman, la Turquie se vexe sans raison\" alors que 6% de cet échantillon répond: \"Décision correcte, cette réalité doit être acceptée\".
Site de l'auteur:www.afp.fr


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