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Athènes et Erevan renforcent leur coopération militaire [0]Commentaires
Date : 28/03/2001
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AFP
La Grèce et l\'Arménie ont décidé d\'étendre leur coopération militaire entamée en 1996 à des programmes de recherche et de technologie, a indiqué mercredi le ministre grec de la Défense, Akis Tsohatzopoulos. \"L\'accord signé en 1999 avance très bien, nous avons des résultats positifs au niveau militaire\", a déclaré M. Tsohatzopoulos à l\'issue d\'un entretien avec son homologue arménien, Serge Sarkissian, en visite en Grèce jusqu\'à vendredi. Un premier accord militaire avait été signé par les deux pays en juin 1996, ce qui avait provoqué à l\'époque la colère d\'Ankara. Les deux ministres ont \"aussi constaté sur le plan de l\'industrie de l\'armement, de la recherche et de la technologie, des résultats positifs\", a ajouté M. Tsohatzopoulos précisant qu\'\"un effort commun d\'investissements est actuellement en évolution en Arménie\". \"Nous avons décidé d\'élargir cette coopération en promouvant une série de programmes spéciaux de recherche et de technologie\", a dit le ministre grec. M. Sarkissian a affirmé de son côté que \"la coopération militaire gréco-arménienne avance très efficacement\" et que son entretien avait \"donné un nouvel élan à cette coopération\". \"Je veux certifier une fois encore que cette coopération bilatérale n\'est dirigée contre personne, elle a comme objectif le renforcement des forces armées de nos deux pays\", a dit le ministre arménien. M. Sarkissian a indiqué que la Grèce était en deuxième position derrière la Russie en termes de coopération militaire. M. Tsohatzopoulos a par ailleurs souligné que les deux pays constituaient \"des pôles de stabilité\" pour la sécurité de leurs régions, les Balkans pour la Grèce et le Caucase pour l\'Arménie. Il a assuré M. Sarkissian que l\'Union européenne avait \"un intérêt accru\" pour la sécurité dans le Caucase, rappelant la visite de la troïka européenne en février dernier à Erevan \"pour accélérer les procédures de paix\" dans le conflit du Nagorny-Karabakh (enclave en territoire azerbaïdjanais qui a proclamé unilatéralement son indépendance depuis 1991). M. Sarkissian s\'est félicité de la rencontre entre le président arménien Robert Kotcharian et son homologue azerbaïdjanais Heydar Aliev le 3 avril à Key West (Floride), sous l\'égide des Etats-Unis. \"Les problèmes doivent être réglés d\'une manière pacifique sans l\'emploi des forces armées\", a-t-il déclaré.
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Colin Powell ouvrira les discussions sur le Nagorny-Karabakh en Floride [0]Commentaires
Date : 20/03/2001
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AFP
Le secrétaire d\'Etat Colin Powell ouvrira les discussions entre les présidents arménien et azerbaïdjanais sur le conflit qui les oppose au Nagorny-Karabakh, le 3 avril prochain à Key West (Floride), a indiqué le département d\'Etat. M. Powell participera à la première journée de cette rencontre, prévue pour durer quatre jours à Key West, petite cité balnéaire située à l\'extrémité sud-ouest de l\'archipel des Keys au sud de la Floride. \"Nous attendons des discussions de Key West qu\'elles permettent de réduire les divergences et permettent d\'avancer vers une solution pacifique\" au Nagorny-Karabagh, une enclave à la population à majorité arménienne en territoire azerbaïdjanais, a déclaré le porte-parole du département d\'Etat Richard Boucher. M. Boucher a affirmé que de précédentes rencontres des présidents arménien Robert Kotcharian et azerbaïdjanais Heydar Aliev les 26 janvier et 5 mars à Paris en présence du président français Jacques Chirac avaient déjà permis quelques progrès. Interrogé sur le choix de Key West pour ces discussions, qui se tiendront dans une résidence de vacances de l\'ancien président Harry Truman baptisée \"la petite Maison Blanche\", M. Boucher a estimé que \"c\'était un bon endroit, où nous pouvons avoir une certaine discrétion et où les Etats-Unis disposent d\'installations appropriées\". Les discussions se tiendront en présence de négociateurs des Etats-Unis, de la France et de la Russie, les trois pays qui co-président le \"Groupe de Minsk\", chargé par l\'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) de chercher une solution au conflit. Un cessez-le-feu a été conclu en 1994 après plusieurs années de guerre qui ont fait plus de 30.000 morts, mais aucune solution politique n\'a pu être trouvée sur l\'avenir de cette enclave et la situation sur le terrain reste toujours extrêmement tendue. M. Powell devait par ailleurs avoir mardi après-midi à Washington des entretiens avec son homologue arménien Vartan Oskanian, centrés sur le Nagorny-Karabakh. Il doit également recevoir à la fin du mois le chef de la diplomatie turque Ismaïl Cem, dont le pays fait partie du Groupe de Minsk.
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Rejet d\'un texte sur la reconnaissance du génocide arménien au Parlement suisse [0]Commentaires
Date : 15/03/2001
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AFP
C\'est de justesse, par 73 voix contre 70, que le Conseil national, la chambre basse du Parlement helvétique, a rejeté mardi un texte invitant le Conseil fédéral (gouvernement) à une reconnaissance publique du génocide arménien de 1915. Le gouvernement était contre. Le Conseil national a néanmoins transmis au Conseil fédéral, pour qu\'il en prenne acte, une pétition sur la reconnaissance et la condamnation du génocide arménien en Turquie pendant la première guerre mondiale. Le Parlement français a reconnu récemment ce génocide, ce qui a entraîné des représailles économiques de la Turquie. Ce pays reconnaît en effet que des massacres réciproques ont été commis entre Arméniens et Turcs à la faveur de la guerre mais dément tout projet planifié de génocide par les autorités de l\'époque. Le génocide arménien aurait fait jusqu\'à 1,5 millions de morts, selon les historiens.
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Nagorny-Karabakh: négociations aux Etats-Unis début avril [0]Commentaires
Date : 14/03/2001
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AFP
Le secrétaire d\'Etat Colin Powell a invité les présidents d\'Azerbaïdjan, Heydar Aliev, et d\'Arménie, Robert Kotcharian, a reprendre des discussions sur le conflit du Nagorny-Karabakh le 3 avril dans la petite ville de Key West (Floride), a annoncé mercredi le département d\'Etat. Le porte-parole du département d\'Etat Richard Boucher a indiqué dans un communiqué que ces discussion seront une \"continuation\" des récents entretiens entre les deux présidents à Paris sous l\'égide du président français Jacques Chirac. Les discussions qui s\'ouvriront le 3 avril se tiendront en présence de négociateurs des Etats-Unis, de France et de Russie, les trois pays qui co-président le \"Groupe de Minsk\", chargé par l\'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) de chercher une solution au conflit. Les Etats-Unis seront représentés par leur négociateur spécial pour le Nagorny-Karabakh, l\'ambassadeur Carey Cavanaugh, a indiqué le porte-parole américain. \"Les discussions de Key West seront la continuation du dialogue direct (entre les deux présidents) et du travail récent du président Chirac\", a ajouté M. Boucher. Les président arménien et azerbaïdjanais ont entamé un dialogue direct en 1999, qui s\'est traduit notamment par deux rencontres à Paris en présence du président français les 26 janvier et 5 mars. \"Notre espoir est que les Etats-Unis, la France et la Russie, en travaillant directement avec les deux présidents, puissent augmenter le potentiel pour trouver une solution au conflit\", a ajouté M. Boucher. Le porte-parole a ajouté que la \"phase active\" du conflit autour de cette enclave peuplée majoritairement d\'Arméniens en territoire azerbaïdjanais, de 1988 à 1994, avait fait quelque 35.000 morts et déplacé plus d\'un million de personnes. Le Nagorny-Karabakh a proclamé son indépendance en 1991, avec le soutien de l\'Arménie. En dépit du cessez-le-feu conclu en 1994, aucune solution diplomatique n\'a pu être mise en oeuvre et la situation sur le terrain reste précaire, avec des centaines de personnes tuées chaque année par des mines et des tireurs embusqués, a indiqué M. Boucher, ajoutant que ce conflit restait \"un obstacle majeur pour la stabilité et la prospérité\" du Caucase. La réunion du 5 mars à Paris s\'était conclue sans enregistrer de progrès entre les deux adversaires. Des sources diplomatiques à Paris avaient toutefois indiqué qu\'une formule de compromis était à l\'étude, prévoyant la souveraineté du Nagorny-Karabakh en échange des \"compensations territoriales\". Key West est une petite ville portuaire et touristique située à l\'extrémité sud de l\'archipel des Keys, au sud de l\'Etat de Floride.
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Signature d’un contrat Armenal-Siemens [0]Commentaires
Date : 11/03/2001
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abaka
(Interfax 11 mars) La société allemande Siemens a conclu un accord pour trois ans avec Armenal, une fabrique russe de feuilles d’aluminium, implantée à Erevan
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Les évêques du Proche-Orient en visite au Vatican du 12 au 17 mars [0]Commentaires
Date : 10/03/2001
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AFP
Une délégation d\'évêques du Proche-Orient conduite Mgr Michel Sabbah, patriarche latin de Jérusalem, se rendra au Vatican du 12 au 17 mars, a-t-on appris samedi auprès de l\'agence vaticane Fides. Cette visite sous l\'égide de Conférence des évêques latins des régions arabes (CELRA) entre dans le cadre des visites au Vatican, dites \"ad limina\" (aux frontières du tombeau de Pierre), auxquelles sont soumis tous les cinq ans les évêques du monde. Au cours de ces visites, les évêques rencontrent le pape et chacune des congrégations de la Curie. Outre Mgr Sabbah, la délégation devrait comprendre Mgr Paul Dahdah, vicaire apostolique de Beyrouth des latins et le père Pierre Grech, secrétaire de la CELRA. La visite au Vatican, indique la Fides, sera l\'occasion d\'évoquer la situation au Proche-Orient mais aussi le sort des chrétiens dans les pays arabes. Selon la Fides, beaucoup de chrétiens des pays arabes sont contraints de vivre leur foi \"dans les conditions des catacombes\". En Arabie Saoudite, note ainsi l\'agence vaticane, les quelque 880.000 catholiques, en majorité d\'origine philippine, qui vivent dans ce pays \"ne peuvent pas se rassembler pour prier y compris dans des lieux privés\" et \"la possession d\'une Bible demeure interdite\". \"Le prosélytisme religieux chrétien est puni de mort\", regrette l\'agence vaticane. La situation est en revanche meilleure au Bahrein où vivent, selon la Fides, 35.000 catholiques. Ces chrétiens disposent de 3 prêtres et 7 religieuses qui dirigent une école de 1.600 élèves. Les chrétiens de Bahrein ont pu récemment édifier une église de 1.300 places. La messe peut être célébrée dans des lieux privés dans le sultanat d\'Oman qui compte 50.000 fidèles et sept prêtres. La situation des catholiques est également \"bonne\" au Qatar (40.000 fidèles) et au Yemen, se félicite la Fides. Au Koweit, les catholiques sont environ 100.000, soit 8% de la population, auxquels il convient d\'ajouter 50.000 autres chrétiens protestants et orthodoxes. La situation est en revanche \"difficile\" pour les chrétiens de Somalie. A Mogadiscio, révèle la Fides, ne demeurent qu\'une quarantaine de catholiques qui célèbrent leur culte \"en secret\". C\'est en Egypte que les chrétiens sont les plus nombreux avec 6 millions de fidèles en majorité copte. La Fides évoque même le chiffre de 10 millions de chrétiens en comptant les chrétiens \"qui en raison de la pression sociale se déclarent musulmans\". En Terre Sainte, commente l\'agence vaticane, \"l\'Eglise est un ensemble de petites Eglises\". Trois patriarches, de rite latin, grec et arménien résident ainsi à Jérusalem, rappelle la Fides. Les catholiques de rite latin en Terre Sainte seraient environ 70.000 dont 30.000 en Jordanie, 15.000 à 20.000 en Israël et les autres en Cisjordanie.
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L\'armée arménienne prête à défendre le Haut-Karabakh [0]Commentaires
Date : 06/03/2001
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AFP
Au lendemain d\'une rencontre à Paris entre les présidents de l\'Arménie et de l\'Azerbaïdjan, un haut responsable arménien a déclaré que son pays était prêt à se battre à nouveau pour le Haut-Karabakh si cela devait s\'avérer nécessaire. Les présidents Robert Kotcharian et Heydar Aliev s\'efforcent de régler la question de cette enclave arménienne en Azerbaïdjan qui a fait sécession de manière unilatérale et refuse de revenir dans le giron azéri. Dans un entretien exceptionnel à un organe de presse, Serge Sarkissian, secrétaire du Conseil national de sécurité de l\'Arménie, estime que l\'armée arménienne est mieux préparée à un conflit maintenant que pendant la guerre du Karabakh, qui avait duré six ans entre 1988 et 1994. Depuis lors, les combats ont cessé mais la question demeure non réglée, ce qui empêche toute normalisation dans cette partie du Caucase. Environ 200.000 Azéris ont quitté les zones occupées par les Arméniens en dehors du Haut-Karabakh et sont réfugiés dans leur propre pays. Dans l\'édition de mardi de La Voix de l\'Arménie, Serge Sarkissian accuse l\'Azerbaïdjan de chercher à provoquer un nouveau conflit, défi que Erevan est prêt à relever, dit-il. \'\'Les gens en Azerbaïdjan, qui jouent les matamores n\'ont jamais brillé sur le champ de bataille et maintenant ils appellent à l\'action militaire. S\'ils ont vraiment choisi ce chemin, nous n\'aurons pas d\'autre choix\'\' que de répondre, dit-il. Le mois dernier, le président Aliev avait soulevé l\'éventualité d\'une reprise de la guerre devant le Parlement de Bakou en raison de l\'absence de progrès dans les négociations. Lundi à Paris, il avait expliqué qu\'il s\'en tenait \'\'aux principes de base du droit international: inviolabilité des frontières, intégrité territoriale des pays, inadmissibilité de tout mouvement séparatiste\'\'. Quant au président Robert Kotcharian, lui-même originaire du Haut-Karabakh, il avait évoqué les résolutions de l\'Onu sur le Cachemire et Chypre notamment. \"Je souhaite, j\'espère vivement, que cette année ne s\'achève pas sans qu\'un règlement soit trouvé qui soit acceptable par l\'Azerbaïdjan et par l\'Arménie\", avait déclaré pour sa part leur hôte, Jacques Chirac. La France préside, aux côtés de la Russie et des Etats-Unis, le Groupe de Minsk chargé de jouer les bons offices dans ce conflit.
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Nagorny-Karabakh: Chirac espère un règlement avant la fin de l\'année [0]Commentaires
Date : 05/03/2001
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AFP
Jacques Chirac a déclaré lundi, à l\'issue d\'un long entretien avec les présidents d\'Azerbaïdjan Heydar Aliev et d\'Arménie Robert Kotcharian, espérer \"vivement\" qu\'un règlement \"équitable et acceptable\" soit trouvé avant la fin de l\'année sur le conflit du Nagorny-Karabakh. \"Je souhaite et j\'espère vivement que cette année ne s\'achève pas sans qu\'un règlement soit trouvé, qui soit - car c\'est là l\'essentiel - acceptable par l\'Azerbaïdjan et par l\'Arménie\", a déclaré le président français au cours d\'un point de presse. \"J\'espère que nous y parviendrons\", a-t-il dit, en soulignant que le climat de ces entretiens avait été \"amical\". Dans la matinée, Jacques Chirac avait successivement reçu en tête-à-tête Heydar Aliev puis Robert Kotcharian, qui s\'étaient rencontrés la veille à l\'Hôtel de Marigny, résidence des chefs d\'Etat étrangers en visite en France, voisine de l\'Elysée. Les trois présidents se sont ensuite retrouvés pour un sommet de près de trois heures sur le Nagorny-Karabakh, enclave à majorité arménienne en Azerbaïdjan, avant de poursuivre leurs discussions autour d\'un déjeuner. La France co-préside, avec la Russie et les Etats-Unis, le groupe de Minsk chargé par l\'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) de trouver une solution négociée au conflit. \"La France entretient des relations extrêmement amicales avec l\'Azerbaïdjan et avec l\'Arménie. Elle s\'est mise au service de la recherche d\'une solution équitable et acceptable par les deux parties\", a dit Jacques Chirac. Il a assuré travailler en \"liaison étroite\" avec les deux co-présidents américain et russe, formulant l\'espoir que \"le groupe de Minsk pourrait, à un moment donné, faire une proposition qui serait acceptable par les deux parties\". \"Il y a de part et d\'autre une vraie volonté de trouver une solution\", a également affirmé le chef de l\'Etat. Un sommet Chirac-Aliev-Kotcharian s\'était tenu à l\'Elysée le 26 janvier, à l\'occasion de l\'adhésion de l\'Azerbaïdjan et de l\'Arménie au Conseil de l\'Europe.
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Le Karabakh espère voir son indépendance confirmée au sommet de Paris [0]Commentaires
Date : 05/03/2001
Auteur
AFP
Les Arméniens du Nagorny-Karabakh espèrent voir leur indépendance confirmée lors du sommet de Paris qui réunira lundi les présidents de l\'Arménie et de l\'Azerbaïdjan, Robert Kotcharian et Heydar Aliev. \"Nous espérons que le président Aliev va faire preuve de volonté politique et aura le courage de faire des compromis\", a déclaré le \"ministre\" des Affaires étrangères du Nagorny-Karabakh, Naïra Melkoumian. Une position partagée par la majorité des habitants de ce territoire à majorité arménienne en Azerbaïdjan, dont certains craignent cependant que Erevan ne fasse des concessions à Bakou après près de sept ans de négociations infructueuses. \"C\'est bien que les présidents de l\'Arménie et de l\'Azerbaïdjan se rencontrent à Paris, mais il faut savoir que sans l\'accord du Karabakh, il ne peut y avoir de paix définitive\", prévient Achot, chauffeur à Stepanakert, la \"capitale\" de l\'entité autoproclamée dans le sud-ouest de l\'Azerbaïdjan. \"Nous avons payé très cher notre indépendance, et nous avons prouvé que nous voulons et pouvons vivre séparément. Regardez ce qui se passe dans les Balkans, la guerre a été arrêtée, on a amené des forces de paix, mais on continue de s\'y entre-tuer\", ajoute-t-il. Stepanakert, une ville de 50.000 habitants, ne porte plus guère les traces des bombardements azerbaïdjanais, et les militaires y sont peu présents. Mais rares sont les familles qui ne comptent un fils ou un père parmi les 30.000 morts du conflit des années 1991-94, ou parmi les milliers de soldats qui défendent les frontières de l\'enclave. Karo, un jeune appelé bientôt libéré après deux ans de service, confie que des échanges de tirs éclatent régulièrement. \"Mais nous n\'avons pas peur des Azéris, nous leurs avons déjà montré que nous savons nous battre\", dit ce jeune homme de vingt ans. Son oncle est mort pendant la guerre, son père s\'est lui-aussi battu, et son frère aîné y a eu la main arrachée par une grenade, dit-il. \"Nous avons gagné notre indépendance, notre rêve s\'est réalisé, nous pourrions vivre normalement, mais c\'est dur\", se plaint pour sa part Sveta, une femme d\'une soixantaine d\'années qui vend des graines de tournesol dans une rue de Stepanakert pour nourrir ses trois petits-enfants. Si le pays est prodigue en fruits et en autres produits d\'alimentation, la majorité des usines sont restées fermées après la guerre, faute notamment d\'investisseurs, rebutés par la menace d\'un nouveau conflit. Le pouvoir d\'achat reste très bas, avec un salaire moyen d\'environ 40 dollars selon les chiffres officiels, la retraite minimum à 6 dollars, et le kg de viande à deux dollars. Seule la principale route qui relie Stepanakert à l\'Arménie, construite après le cessez-le-feu signé en mai 1994, permet de faire vivre le territoire. Longue de 90 kilomètres, franchissant des cols à près de 2.000 mètres d\'altitude dans les montagnes du sud du Caucase, la \"route de la vie\" connaît une circulation intense de véhicules de toutes sortes chargés de marchandises. \"Cette route est notre salut. Il y a longtemps que la voie ferrée est fermée, les avions ne volent pas, et si elle n\'existait pas nous nous retrouverions dans l\'isolement total\", explique Artour, un homme de 65 ans. Les espoirs des habitants du Nagorny-Karabakh risquent cependant d\'être déçus Paris où le sommet entre les deux présidents s\'annoncent sous des auspices défavorables. Le président en exercice de l\'OSCE Mircea Geoana n\'a pas réussi la semaine dernière à rapprocher les points du vue.
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Nagorny-Karabakh: nouvelle réunion à Paris mais toujours pas de percée [0]Commentaires
Date : 05/03/2001
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AFP
Le conflit du Nagorny Karabakh paraissait toujours dans l\'impasse, en dépit d\'une nouvelle rencontre trilatérale lundi à Paris entre les présidents d\'Azerbaïdjan, Heydar Aliev, et d\'Arménie, Robert Kotcharian, sous l\'égide du chef de l\'Etat français, Jacques Chirac. A l\'issue d\'un long entretien avec les présidents de ces deux républiques du sud du Caucase, M. Chirac a déclaré lundi souhaiter \"vivement\" qu\'un règlement \"équitable et acceptable\" soit trouvé avant la fin de l\'année. \"Je souhaite et j\'espère vivement que cette année ne s\'achève pas sans qu\'un règlement soit trouvé, qui soit --car c\'est là l\'essentiel-- acceptable par l\'Azerbaïdjan et par l\'Arménie\", a déclaré M. Chirac lors d\'un point de presse. \"J\'espère que nous y parviendrons\", a-t-il dit, en soulignant que le climat de ces entretiens avait été \"amical\", et qu\'il y avait de part et d\'autre une \"vraie volonté de trouver une solution\". Il s\'agit de la deuxième réunion trilatérale à Paris en un peu plus de deux mois. Un sommet Chirac-Aliev-Kotcharian s\'était tenu à l\'Elysée le 26 janvier, à l\'occasion de l\'adhésion de l\'Azerbaïdjan et de l\'Arménie au Conseil de l\'Europe. Les propos mesurés de M. Chirac laissent entendre que les deux parties n\'ont pas encore suffisamment rapproché leur position pour dégager un compromis, en dépit de la tenue de quinze réunions entre MM. Aliev et Kotcharian depuis deux ans. Les deux présidents n\'ont pas fait état de percée, à l\'issue de leurs entretiens. \"Nous allons parler avec le président Kotcharian des moyens de parvenir à un accord ferme pour résoudre le conflit par des moyens pacifiques mais je ne peux pas dire quand nous réaliserons une percée\", avait prudemment déclaré M. Aliev juste avant de venir à Paris. La France co-préside, avec la Russie et les Etats-Unis, le groupe de Minsk chargé par l\'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) de trouver une solution négociée à ce conflit, qui se déroule sur fond de lutte d\'influence entre Moscou et Washington dans le sud Caucase. Le Nagorny-Karabakh, une enclave azerbaïdjanaise peuplée très majoritairement d\'Arméniens, a proclamé en 1991 son indépendance avec le soutien d\'Erevan et l\'a défendue par une guerre qui a duré trois ans et fait près de 30.000 morts et un million de réfugiés. Depuis le cessez-le-feu instauré en mai 1994, le statu quo prévaut, mais aucun accord diplomatique n\'a été trouvé. M. Chirac a assuré travailler en \"liaison étroite\" avec les deux co-présidents américain et russe, formulant l\'espoir que \"le groupe de Minsk pourrait, à un moment donné, faire une proposition qui serait acceptable par les deux parties\". Une proposition avancée par le groupe de Minsk en 1998 prévoyant une large autonomie pour le Karabakh dans le cadre d\'un \"Etat commun\" avec l\'Azerbaïdjan, a été abandonnée à la suite de l\'opposition du président et du Parlement azéris. Pour sortir du blocage, une nouvelle formule est à l\'étude prévoyant la souveraineté du Haut-Karabakh en échange des \"compensations territoriales\", indique-t-on de sources diplomatiques à Paris, qui s\'abstiennent de fournir plus de précisions en raison du caractère hautement sensible du sujet. Dans sa dernière édition du mois de mars, le Monde diplomatique croit savoir que ce plan \"modifié à plusieurs reprises\" prévoit le \"transfert à l\'Arménie du couloir de Latchine qui la relie\" à l\'enclave du Haut-Karabakh, en échange de l\'octroi à l\'Azerbaïdjan du district de Meghri, frontalier de l\'Iran.
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