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Ambiance de fête et de retrouvailles à Erevan
Les premiers Jeux Panarméniens en 1999 avaient été un
succès. La seconde édition de ce rendez-vous planétaire,
sorte de "Jeux Olympiques arméniens" qui se déroulèrent
du 18 au 26
août à Erévan, confirma le succès de ce concept.
Samedi 18 août, lors de la cérémonie d'ouverture de ces
deuxièmes Jeux Panarméniens, ils étaient près de
5000 sportifs et cadres venus de 33 pays et 88 villes, à faire leur entrée
au stade "Vasken Sarksian" d'Erévan envahi par 17000 spectateurs.
Les délégations étaient venues des principales villes d'Arménie
et du Karabagh, mais également de France, des Etats-Unis, de Russie,
de Turquie, de Syrie, d'Argentine, de Grèce, du Canada, d'Iran, du Liban,
de la Syrie, d'Australie, de Géorgie, d'Autriche... La plus imposante
état celle de l'Arménie, avec sa capitale Erévan. Dans
un stade bondé et chauffé à blanc, la torche allumée
le matin même au temple de Garni, éclairait les feux de ces deuxième
Jeux Panarméniens. En tête du défilé, on notait la
présence de champions Olympiques arméniens tels que le légendaire
gymnaste Albert Azarian, les haltérophiles Oxène Mirzoyan et Israël
Militossian ou encore le tireur Hratchia Bédikian. "Tous les Arméniens
de la terre s'étaient donnés rendez-vous ce soir-là au
stade Vazken Sarksian d'Erévan qui ressemblait à un bouquet de
fleurs. C'était jour de fête dans cette Arménie où
les enfants dispersés du peuple arménien étaient revenus
l'espace de quelques jours, se ressourcer dans cette grande messe sportive et
nationale. Dans cette Arménie libérée et retrouvée
l'ombre des regrettés Vazken Sarksian, de Monte Melkonian, d'Arthur Mkrtchian,
de Tatoul Grbéyan et d'Achot Pégor semblait planer à cet
instant au dessus du stade" titrait le lendemain l'hebdomadaire sportif
arménien "Football Plus".
Prenant la parole, et après avoir rappelé l'importance du 1700ème
anniversaire de l'adoption du Christianisme par l'Arménie qui coïncidait
avec le 10ème anniversaire de l'Indépendance, Sa Sainteté
Karékine II a en outre lancé "en sport, c'est généralement
le plus fort qui gagne. Mais le véritable vainqueur, lors de ces Jeux
Panarméniens, sera l'Arménie...". Même discours enthousiaste
du président Robert Kotcharian visiblement heureux d'assister à
un événement historique pour la nation arménienne.
Si le niveau sportif et les performances n'étaient pas à la hauteur
des espérances, ces jeux se déroulèrent néanmoins
devant un public enthousiaste venu sans doute plus nombreux que la précédente
édition des Jeux Panarméniens, encourager les équipes ou
les sportifs. Durant huit jours, Erévan fut en liesse face à ces
milliers de jeunes de la diaspora qui venaient selon un Erévannais "apporter
la décontraction, le bonheur et la joie de vivre, dans une fête
des retrouvailles chaleureuses inter-arménienne". Et si lors des
épreuves sportives il y eut quelques réactions d'anti-jeu -comme
la colère des basketteuses de Los Angeles, furieuses après leur
défaite face à Erévan- il y eut également de très
beaux gestes d'amitié, de fraternité et de fair-play. Aucune médaille
en revanche pour les représentants de France, même si l'équipe
féminine de basket remporta le prix du fair-play pour son esprit de jeu
sportif. Avec 67 médailles, Erévan rafla la mise, suivie de Vanatsor
(20 médailles dont 6 d'or). Bucarest (5 médailles dont 4 d'or),
première ville de la diaspora, prit une brillante troisième place.
Giumri, la seconde ville d'Arménie, ne prenant quant à elle que
la neuvième place au tableau des médailles.
Au terme de huit jours d'épreuves, lors de la cérémonie
de clôture, dimanche 26 août au complexe Garen Démirdjian
(ex-Hamalir), à l'heure des séparations, les coeurs étaient
bien gros !
"Ces deuxièmes Jeux Panarméniens furent une occasion privilégiée
des retrouvailles entre la diaspora et l'Arménie" lançait
le président arménien dans son discours de clôture des jeux.
Robert Kotcharian qui appelait la diaspora à d'avantage s'investir en
Arménie. De son côté le ministre arménien de la Culture
et des Sports, Roland Charoyan insistait sur l'importance historique de ces
Jeux Panarméniens. Le maire d'Erévan, Robert Nazarian donnant
rendez-vous au 16 août 2003 pour la troisième édition de
ces Jeux Panarméniens. La belle volleyeuse d'Istanbul, Maral Akbachian
fut élue "Miss Jeux Panarméniens". Loussiné Hovhannissian,
une jeune joueur de tennis d'Erévan et Lina Hagopiants, une basketteuse
de Los Angeles furent respectivement élues première et deuxième
dauphine. La cérémonie officielle de la clôture des deuxième
Jeux Panarméneins prenant fin, la fête pouvait alors commencer...
Des milliers de jeunes envahirent alors le parquet du "Hamalir" pour
des kotcharis endiablés exécutés dans une chaleur toute
particulière. Des adieux en signe d'au-revoir.
Krikor AMIRZAYAN
http://www.chez.com/armenie/
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