Ourartou : Il existe très
peu d'informations sur l'émergence de cette nouvelle entité
politique autour du lac de Van et qui forma le royaume d'Ourartou. Suite...
_____ Le traité de Kars, en 1922, abroge le traité de Sèvre.
L'arménie perd en une signature la majeure partie de son territoire.
Lire le traité de Kars _____
L'environnement pose de grands soucis à l'Arménie. même
si l'écologie est un luxe dont elle ne peut pas se permettre.Suite...
_____
Alexandre Archakian a la passion du jeu. Ce petit patron d'une petite société
d'Erévan spécialisée dans la distribution des produits
laitiers, connaît tous les casinos de la capitale arménienne bien
plus que le chiffre d'affaires de son exploitation. La nuit tombée, en
semaine comme en week-end, Alexandre se transforme en joueur de grande classe
et arpente tous les casinos de la rue Abovian à la recherche de sensations
fortes. "Ici, c'est un peu chez-moi. Je passe plus de temps dans les casinos
que chez-moi" lance Alexandre avec amusement. Ce qu'il oublie de dire,
c'est que cette passion dévorante l'oblige parfois à quitter son
bureau dès le début de l'après-midi afin de tenter sa chance
dans ces établissements de jeux.
"Dès que je franchis les portes de ces casinos, je suis un autre
homme. Je me sens transcendé et terriblement excité par l'appât
du gain" dit Alexandre qui confesse pourtant avoir dépensé
pour sa passion "des sommes énormes qui m'auraient permis d'acheter
plusieurs Mercedes". Mais en attendant que la chance veuille bien lui sourire
un jour, Alexandre roule avec sa vielle BMW 520 et a du mal à financer
la finition des travaux de sa nouvelle villa située dans un quartier
résidentiel sur les hauteurs d'Erévan.
Car pour assouvir sa passion, Alexandre dépense plus que ses revenus
et emprunte à sa société pour voyager et découvrir
les casinos de la planète. "Je connais biens ceux de Tbilissi, de
Moscou, de St-Petersbourg. J'ai aussi découvert l'an dernier ceux de
Monaco où j'ai d'ailleurs perdu 12 000 dollars...mais mon grand rêve
est de pouvoir me rendre à Las Végas, car on dit qu'un joueur
qui n'a pas vu Las Végas, n'est pas digne de porter ce nom..." confesse
Alexandre en engouffrant des jetons dans la machine à sous du casino
d'Erévan.
Alexandre compte sur ses nombreux amis installés à Los Angeles,
pour l'emmener visiter "la capitale mondiale des jeux" qu'est Las
Végas. "On dit que cette ville est plus belle que le Paradis mais
qu'il peut aussi se transformer en Enfer pour ceux qui y perdent des fortunes"
reprend Alexandre et ajoute "je me rendrais à Las Vegas avec 50
000 dollars dans les poches, avec pour objectif de revenir millionnaire".
Le problème est que dans cette filière de gain escompté,
on compte très peu de millionnaires. En revanche, on ne compte plus ceux
qui sont ruinés en l'espace de quelques heures et le taux phénoménal
de suicides parmi ces derniers....
"Ici en Arménie, on compte plus d'une centaine de casinos. Mais
la totalité de ces établissements arméniens brassent moins
d'argent qu'un seul casino français ou américain. Si bien qu'il
est normal que tout joueur arménien caresse le rêve de se rendre
un jour à Monaco ou à Las Vegas" lance Alexandre qui observe
minutieusement la roulette et prie que la bille s'installe sur le numéro
12, son chiffre fétiche. Mais la chance, comme souvent fuit le joueur
et la bille se pose un peu plus loin sur le numéro 15. Alexandre lance
un cri de rage et jetant un regard complice sur les cuisses dénudées
d'une jeune hôtesse puis balance une nouvelle fois sur le numéro
12, le restant de ses jetons. Encore pas de chance, la bille s'est arrêtée
cette fois-ci sur le numéro 21. Alexandre qui vient de perdre ses derniers
dollars injurie un peu plus, demande un verre de cognac en lançant à
la charmante l'hôtesse "vous me le mettrez sur mon compte".
Cette fois-ci, Alexandre a perdu son sourire. Il regarde sa montre fouille le
fond de ses poches puis prend la direction de la sortie. Sale temps pour les
joueurs, les clients des casinos d'Erévan affichent presque toujours
cette mine défaite. Les patrons des lieux, ne s'affichent presque pas,
car montrer leur sourire de gagnants à des joueurs dupés serait
synonyme d'ennuis...