Andranik : Lorsque l'on évoque
le combat pour la libération de l'Arménie, le premier nom
qui s'impose est Andranik: comme un aigle, il vole de montagne en montagne.
Suite...
_____ Les khatchk'ars : Ce sont des monuments typiques de l'art Arménien.
Leur pricipal décort consiste en une grande croix Suite... _____
Sarkis est un trouvère du XIVème siècle qui n'est
connu que par une seule oeuvre : Louange du brave Liparid
.Suite...
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Archag: on peut facilement réussir dans les affaires en Arménie
Archag Agopian est riche. Il le sait et tout le monde autour de lui le savent.
"Etre riche en Arménie n'est pas un état, c'est tout simplement
une situation extraordinaire de se sentir réellement privilégié
par le sort car beaucoup nous envient et peu y parviennent" nous lance
Archag en aspirant son cigare "commandé spécialement de
La Havane". De sa Mercedes blindée aux fauteuils de cuir et
bois rares incrustés au tableau de bord, Archag jette un regard presque
dédaigneux sur les passants d'une rue fort fréquentée d'Erévan.
"Regardez-les, ils se démènent comme ils peuvent pour
gagner de quoi se nourrir, c'est formidable l'âme du peuple arménien.
Quel courage !" reprend aussitôt Archag sur un ton à mi-chemin
entre l'admiration et le dédain. Car s'il admire le courage du peuple
arménien pour sa survie, Archag est déjà à l'étape
au-dessus. Celle où la vie n'est que jouissance et plaisir permanent.
"De mon téléphone portable, en deux secondes, sur un simple
appel je peux gagner autant d'argent que ce que pourraient gagner la plupart
de ces gens-là durant toute leur vie" nous dit Archag en caressant
son appareil Nokia dernier cri.
S'il reste discret sur son métier, c'est qu'il a de bonnes raisons. Sa
tête est mise à prix par des organisations rivales et par deux
fois Archag -plus communément appelé Ago dans le milieu- échappa
miraculeusement à des attentats. Le dernier c'était deux mois
plus tôt à Moscou où son chauffeur trouva la mort au volant
de sa voiture piégée alors qu'Ago s'apprêtait à y
monter. "A Erévan, je suis tranquille, personne ne peut ici m'inquiéter,
d'autant que je suis reconnu comme un bon patriote qui dispose de beaucoup d'amis..."
reprend Archag en pointant le doigt sur une photo le montrant en compagnie du
président. Pourtant, Archag qui est prêt à exhiber sa richesse,
l'est beaucoup moins sur la véritable origine de sa fortune. "Je
fais du business dans l'import-export, j'ai de nombreuses usines en Russie et
des sociétés en Arménie. L'origine de ma fortune, c'est
l'esprit d'entreprise que je dispose naturellement" reprend Archag
en caressant le noeud de sa cravate rouge et ajoute "notre pays traverse
une grande étape de formation pour passer de l'économie collectiviste
à celle du marché. Il faudra laisser du temps au peuple, pour
que les mentalités changent, car si l'Arménie est indépendante,
l'esprit de la majorité de ses citoyens reste soviétique. Mais
chaque jour, nous constatons que de nombreux jeunes imitent déjà
parfaitement l'Occident et lancent leurs entreprises. C'est cet esprit d'initiative
qui bâtira l'Arménie de demain".
Que peut représenter l'esprit d'initiative lorsque le capital manque
dans une société sclérosée par des groupes qui contrôlent
de très près l'activité économique du pays et ne
manquent pas de taxer de nombreuses affaires ? "Vous savez, en Arménie,
ce n'est pas pire qu'en Russie où la mafia est omniprésente. Pourtant,
même dans cet environnement, certaines affaires fleurissent. En Europe
occidentale l'Etat qui prélève près de cinquante pour cent
des bénéfices des sociétés, en plus de toutes les
autres taxes et cotisations obligatoires est pire que la mafia. En Arménie
par exemple, les taux de prélèvements de l'Etat ne représentent
pas le quart des bénéfices ! C'est pour ces raisons que je reste
convaincu qu'en Arménie, on peut faire facilement et rapidement de très
bonnes affaires..." répond Archag en jetant un regard sur sa
montre Rolex. Signifiant ainsi que l'entretien est terminé. L'homme d'affaires
arménien nous confesse qu'il a des communications urgentes à effectuer
avec ses agents de Saint-Petersbourg et Moscou "pour saisir des opportunités
en or". "Time is money" nous lance-t-il avec un accent
russe dans un dernier regard malicieux avant de pianoter son portable...