Ourartou : Il existe très
peu d'informations sur l'émergence de cette nouvelle entité
politique autour du lac de Van et qui forma le royaume d'Ourartou. Suite...
_____ Le traité de Kars, en 1922, abroge le traité de Sèvre.
L'arménie perd en une signature la majeure partie de son territoire.
Lire le traité de Kars _____
L'environnement pose de grands soucis à l'Arménie. même
si l'écologie est un luxe dont elle ne peut pas se permettre.Suite...
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Dikran : "on nous ment depuis dix ans !"
"Soud yen khossoum. Aha dasse dari é arten vor mez khapoum yen. Al
ge pavé". Traduction: ils mentent, celà fait dix ans déjà
qu'ils nous trompent, il y en a assez !". Ces phrases, prononcées
sur un ton de colère, sont celles de Dikran Sarkissian, la quarantaine,
habitant dans un quartier populaire du troisième arrondissement (yérort
mass) d'Erévan. Ancien ouvrier de l'usine Naïrtié, au chômage
depuis près de dix ans, ce père de trois enfants ne croit plus à
ceux qui dirigent le pays.
"Tous des voleurs en costume-cravate" reprend Dikran et ajoute sur un
ton sec et révolté "ils volent le peuple et mènent la
grande vie, tout en donnant l'impression de s'intéresser au malheurs du
peuple d'Arménie. Or, ces hommes-là ne font rien. Dans leurs réunions
stériles, ils comptent l'argent sale déposé sur leurs comptes
en banque. Pendant que le peuple meurt de faim. Ce peuple affamé a perdu
toute confiance aux gens qui le dirigent. C'est une véritable catastrophe
nationale que subit aujourd'hui notre pays. Pire encore que le génocide,
car tout le monde ne songe qu'à une seule chose: quitter au plus vite le
pays...".
Croyait-il aux communistes d'avant 1988 ? "Pas plus qu'aux dirigeants actuels"
lance Dikran et ajoute "seulement voilà, les communistes d'hier nous
donnaient un peu de pain et du travail pour que le peuple ferme les yeux. Or,
les membres du gouvernement arménien d'aujourd'hui, volent tout, sans rien
laisser au peuple..." reprend Dikran visiblement excédé et
amer.
Dikran ne croit plus aux partis politiques d'Arménie. "Entre les communistes,
le dachnaks, les républicains et toutes les autres factions politiques
présentent au parlement ou au gouvernement, il y a une grande complicité.
Ces personnes se connaissent tous, se tutoient et de retrouvent la plupart du
temps autour de bureaux ou de tables garnies, pour bavarder et boire quelques
verres ensemble. Sans même penser à l'avenir du pays. Pendant ce
temps-là, le peule crève de faim et personne s'en inquiète"
dit Dikran en serrant très forts ses poings.
N'a-t-il pas songé à quitter le pays ? "Bien évidemment
-répond Dikran- j'ai pensé partir m'installer en Russie auprès
de mes cousins, ou à Los Angeles, où réside mon frère
aîné. Mais pour partir, il faut de l'argent. Beaucoup d'argent. Or,
je ne dispose que de dettes. Comment partir ?".
Entre deux petits boulots et quelques dollars d'aide de sa belle-famille, Dikran
a beaucoup de mal à joindre les deux bouts et à subvenir aux besoins
de sa famille. "Je suis désespéré. Je ne sais plus quoi
faire pour m'en sortir. Si cela devait continuer ainsi, je pense que la grande
colère du peuple arménien se transformerait en révolte. Une
révolte qui pourrait tout emporter..." lancera Dikran.
Un présent difficile, un avenir incertain, des milliers de citoyens arméniens
sont comme Dikran, au bord du désespoir. Pour combien de temps encore ?
Arménie - Juillet 2000 Krikor Amirzayan http://www.chez.com/armenie/
Paru dans "Abaka" (Canada) et "Tidag" (en arménien,
Beyrouth)