Barouïr Sévag : Ce poète
est né dans le village de Tchanahtchi dans la région de
lArarat.Il fait ses études à la Faculté de
Philologie dErévan puis à Moscou où il enseigne
à lInstitut de Littérature Maxime Gorki... Suite...
_____ Missak Manouchian : ce grand résistant arrive ne France
à l'age de 19 ans. Il est né le ler septembre 1906 dans
une famille de paysans Suite... _____ Le Haut Katabagh et Krikor Amirzayan : Jourrnaliste-caricaturiste, Krikor nous
propose septs reportages variés sur le Haut Katabagh. De Stepanakert
aux souvenirs des morts au combat..... Suite...
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Lucinée Danielian, 21 ans caresse un rêve, celui de devenir une
chanteuse populaire.
"Très tôt je chantais du matin au soir, à chaque fois
que j'avais l'occasion. Dans les galas des fêtes des écoles, ou
entre amis, je ne manquais pas un occasion de chanter" lance Lucinée
en se caressant sa longue chevelure brune. Très vitre inscrite au conservatoire
de musique d'Erévan, la jeune arménienne a appris le maniement
du violon, "un instrument qui dégage un champ infini de sentiments,
de mélancolie et de bonheur" reprend Lucinée. Très
marquée par les grands noms de la chanson arménienne tels que
Nouné Yessayan, Alla Levonian ou Chouchane Petrossian, Lucinée
chante avec bonheur dans quelques restaurants et autres établissements
de la capitale arménienne avec le rêve de tomber un jour sur l'impresario
qui fera d'elle une vedette. En attendant que son heure de gloire veuille bien
sonner à sa porte, Alla chante l'amour, la beauté et la vie. Autour
d'elle un groupe d'amis l'encourage et la soutient activement en participant
à nombre de ses prestations.
"C'est d'abord pour eux que je chante, car ils sont formidables" nous
lance Lucinée et d'ajouter "mais pour devenir une chanteuse professionnelle,
il convient de dépasser ce stade, faire des tournées, lancer des
C.D. et paraître dans les médias. En Arménie, beaucoup trop
de chanteurs et chanteuses n'accèdent pas à ce stade pour de nombreuses
raisons. L'une des ces dernières est que ces artistes tombent trop souvent
dans la facilité et restent enfermés dans leurs clans et n'évoluent
pas. Moi je compte faire de cet art ma profession et je suis décidée
à faire des sacrifices pour réussir ma carrière de chanteuse".
Simple et chaleureuse dans la vie, Lucinée devient une vedette sous les
projecteurs de la scène. Elégante, silhouette élancée,
Lucinée captive très vite le public, par sa voix suave et langoureuse.
Parmi la foule, nombre de ses fans agitent quelques écharpes ou foulards
pour exprimer leur soutien à la vedette naissante. "Ne vous trompez
pas, nombre de ces fans sont des amis ou des parents. En Arménie les
vastes mouvements des foules vers une vedette de la chanson n'existe pas. C'est
encore une autre culture...même si notre jeunesse commence à imiter
le mouvement des fans envers leurs vedette que l'on voit régulièrement
sur les télévisions occidentales." nous lancera Lucinée
après le spectacle.
En attendant le succès, Lucinée négocie pour l'heure avec
un impresario renommé afin de pouvoir passer dans quelques émissions
de variété à la Télévision publique arménienne.
Lucinée reprend "ici, en Arménie la Télévision
et la radio sont les outils essentiels de la promotion des artistes car les
spectacles sont rares et souvent non-payants. En l'absence de structures nationales
organisées les tournées sur le territoire de la République
sont souvent le fruit d'initiatives privées. Si bien qu'il nous reste
relativement peu de moyens de nous faire connaître par le grand public.
De plus, la Télévision publique arménienne captée
par satellite dans près de quatre-vingts pays nous permet de toucher
le public de la diaspora. En l'absence d'un marché intérieur qui
reste très faible, la diaspora nous offre l'occasion de voyager, de connaître
du monde, de donner des spectacles. C'est aussi l'occasion pour de nombreux
chanteurs et chanteuses d'éditer leur premier C.D. et de se lancer dans
une véritable carrière internationale".
En Arménie, le nombre d'artistes qui comptent sur la diaspora pour prendre
leur envol se comptent par milliers. "La diaspora est magnifiée
car c'est le monde de l'argent facile à gagner en même temps qu'une
ouverture naturelle de l'Arménie vers l'étranger. Il est donc
normal que toute vedette naissante puisse caresser le rêve d'un passage
par la diaspora" reprendra Ardzroune Avedissian, un musicien arménien
vient de rentrer au pays après plus de deux années passées
à parfaire son art et à gagner un peu d'argent à Los Angeles.