Ourartou : Il existe très
peu d'informations sur l'émergence de cette nouvelle entité
politique autour du lac de Van et qui forma le royaume d'Ourartou. Suite...
_____ Le traité de Kars, en 1922, abroge le traité de Sèvre.
L'arménie perd en une signature la majeure partie de son territoire.
Lire le traité de Kars _____
L'environnement pose de grands soucis à l'Arménie. même
si l'écologie est un luxe dont elle ne peut pas se permettre.Suite...
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Natacha Grigorian, grande blonde élancée, aux yeux clairs et
au regard captivant est serveuse dans l'un des bars-casinos les plus fréquentés
de la capitale arménienne. Cette jeune fille de 25 ans est issue d'un
couple mixte arméno-russe. Un père ingénieur dans l'aéronautique
à Saratov (Russie) avait connu Irina, dans les ateliers de son établissement
professionnel. De cette union était née Natacha "dans ces
années où les peuples les plus variés cohabitaient pour
la gloire et le triomphe de la patrie soviétique" nous lance-t-elle
avec ironie.
"A Saratov, mes parents gagnaient bien leur vie et j'ai eu une enfance
heureuse. Mais lors de la dislocation de l'empire soviétique, et les
divisions nationales, un climat pesant régnait tant dans la ville que
dans notre famille arméno-russe. Un couple qui était partagé
sur les questions nationales alors même que l'Arménie, comme de
nombreuses républiques, prenait le chemin de l'indépendance"
se souvient Natacha avec des yeux mélancoliques. Et d'ajouter "mon
père, sollicité par les autorités arméniennes de
la nouvelle République, fut appelé en Arménie pour apporter
ses compétences techniques au service de l'armée arménienne.
C'était la guerre du Karabagh et l'Arménie craignait des attaques
turques à ses frontières. Alors que mon père vint à
Erévan en 1993, ma mère décida de rester à Saratov.
Elle refusait de venir au Caucase où selon elle, le statut de la femme
était quelque peu bafoué ou malmené". Natacha resta
cinq ans auprès de sa mère et de Vladimir, le nouvel ami de cette
dernière à Saratov. Puis elle décida de partir sur les
traces de son père en Arménie. "J'étais partagé
entre le monde slave, mélancolique avec une culture européenne
et les Arméniens avec leur générosité orientale,
leur côté vivant et expressif et les grandes qualités humaines
qu'ils ont" reprend Natacha et de continuer "la culture méridionale,
expressive et quelque peu orientale m'attiraient d'avantage. Je voulais me ressourcer
au pays d'origine de mon père que j'adorais pour son humanisme, son affection
et sa sagesse, aussi je décidais en 1998 de venir m'installer à
Erévan".
En fait de cet Orient imaginé, Natacha trouva dans la capitale arménienne
un "trait-d'union ou passage entre Asie et Europe, les Arméniens
étant beaucoup plus Européens à mon sens qu'Asiatiques".
A Erévan, la russo-arménienne découvrit un monde où
les relations étaient autres qu'en Russie. "Cette chaleur dans le
regard, dans l'amitié ou dans la famille, n'existe qu'en Arménie
et à elle seule, elle vaut mon choix de rester ici parmi ce peuple qui
est le mien, même si je n'ai que 50% de sang arménien" nous
dit Natacha décidée à faire sa vie en Arménie.
Pour l'heure elle vit en compagnie de son ami Armen, dans un petit appartement
à deux pas de la rue Apovian et exerce "des petits boulots pour
survivre". Mais Natacha caresse un rêve: devenir esthéticienne
et ouvrir un centre de beauté au coeur de la capitale arménienne.
Un secteur professionnel qui va connaître un très grand développement
selon Natacha car "les Arméniennes sont très coquettes et
prennent énormément soin de leur beauté et esthétique."
Natacha qui ressemble à une Russe par l'aspect physique est plus Arménienne
par la pensée que nombre d'Arméniennes "pur souche"
rencontrées à Erévan. "Je suis issu d'un couple mixte
arméno-russe ou russo-arménienne, mais mon pays c'est l'Arménie
même si la Russie est ma terre de naissance et ma seconde patrie. D'ailleurs
ici en Arménie, les habitants sont viscéralement pro-Russes si
bien qu'il n'y a aucun problème pour moi à vivre cette différence"
conclut Natacha qui désire fortement devenir "mère de trois
ou quatre enfants pour enrichir ce pays magnifique qu'est l'Arménie".