L'Ensemble NAVASART : Navasart représentait
dans l'Arménie païenne antique, la période de festivités
saluant l'arrivée du Nouvel An. Suite...
_____ Missak Manouchian Missak Manouchian a 19 ans lorsqu'il arrive en
France en 1925. Suite... _____
Komitas: Soghomon Soghomonian est né en 1869 à Kütahya
(Turquie) dans une famille pauvre, .
.Suite...
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"Notre situation est
critique et elle s'empire chaque jour. Le Djavakhk est au bord de l'explosion.
La révolte populaire des Arméniens est imminente. Elle va se produire
et balayer avec elle tout ce que les Géorgiens et les Turcs ont planifié
!" prévient Sarkis Grikorian, un jeune étudiant arménien
originaire du Djavakhk, arrivé la veille à Erévan.
Sarkis continue "la population arménienne du Djavakhk, majoritaire
dans cette province de Géorgie, vit des heures difficiles depuis l'indépendance
de la Géorgie. Le gel des relations entre Tbilissi et Moscou et le rapprochement
de la Géorgie aux Etats-Unis et la Turquie contribuent à faire
de notre région une véritable poudrière. Demain les troupes
turco-américaines de l'OTAN devront être déployées
à la frontière, à deux pas de notre terre. Tandis que nous
nous préparons à assister au démantèlement des bases
Russes installées en Géorgie. Et plus particulièrement
celles qui sont dans notre région où les Arméniens forment
la majorité des recrues des troupes Russes de ces bases. L'armée
Russe étant le plus gros employeurs des Arméniens de la région
du Djavakhk". Et Sargis de s'interroger "une fois que ces troupes
Russes seront partis, qu'allons-nous faire ? Comment allons-nous gagner notre
vie, et qui va nous protéger ? Les Géorgiens ? Ce sont des traîtres
et des gens qui haïssent les Arméniens car on est plus fort qu'eux
dans tous les domaines. Les Turcs ? Ils n'attendraient qu'un ordre pour nous
écraser et rejoindre leurs frères Azéris..."
Sarkis prenant son souffle sort de sa poche une photo et dit "regardez
dans quel état de sous-développement ont laissé les villages
du Djavakhk les Géorgiens. Des Géorgiens qui veulent nous imposer
leur culture et leur langue dans une région qui est une terre arménienne
depuis le XIXème siècles et où les Arméniens, venus
de Van et de Sassoun sont depuis deux siècles majoritaires. Les Géorgiens
savent que la population arménienne excédée veut l'autonomie
et le rattachement de la région du Djavakhk à l'Arménie.
Et les fonctionnaires et soldats de Tbilissi font tout ce qui leur est possible
de faire, afin d'arrêter la légitime revendication des Arméniens.
Et même si Chervardnadzé, accompagné de son homologue arménien
Kotcharian sont venus il y a peu dans notre région pour apaiser la tension,
sur le terrain, après leur départ rien n'a changé. La situation
s'est même déteriorée un peu plus, avec une pression plus
grande de Tbilissi...probablement soutenue par les Etats-Unis et la Turquie
!".
"Le Djavakhk va exploser ! Il n'y a pas l'ombre d'un doute. Car tous
les éléments sont aujourd'hui réunis pour faire de notre
région une véritable poudrière Caucasienne. Après
l'Abkhazie, le Haut Karabagh et la Tchétchénie, le Djavakhk deviendra
à coup sur une région de conflit." conclut Sarkis et
demande "aux Arméniens du monde entier de se mobiliser autour
de la cause des Arméniens du Djavakhk afin que cette région arménienne
revienne à l'Arménie et bénéficie de sa protection
ainsi qu'une plus grande sécurité. Une sécurité
qui a pour gage aujourd'hui la présence des troupes Russes dans la région".
Et Sarkis se s'interroger "et si les Russes quittent cette région,
qui pourrait garantir le sort des Arméniens ? En tout cas pas la Géorgie
!".
La République de Géorgie (Sakartvelo), située en
Transcaucasie occidentale et centrale, est limitée au nord par plusieurs
unités de la Fédération de Russie (Russie, Tcherkessie,
Balkarie, Ossétie du Nord, Ingouchie, Tchétchénie,
Daghestan), à l'est par l'Azerbaïdjan, au sud par l'Arménie
et la Turquie, à l'ouest par la mer Noire. Ses 69 670 km2 rassemblent
5,4 millions d'habitants (Géorgiens 70,2 %; Arméniens 8,2
%; Russes 6,2 %; Azéris 5,7 %) [estimation 1998]. À la
Géorgie sont théoriquement rattachées trois régions
autonomes à fortes tendances séparatistes: l'Abkhazie (534
000 h.) au nord-ouest, l'Adjarie (382 000 h.) au sud-ouest et l'Ossétie
du Sud (82 000 h.) au centre-nord.