Barouïr Sévag : Ce poète
est né dans le village de Tchanahtchi dans la région de
lArarat.Il fait ses études à la Faculté de
Philologie dErévan puis à Moscou où il enseigne
à lInstitut de Littérature Maxime Gorki... Suite...
_____ Missak Manouchian : ce grand résistant arrive ne France
à l'age de 19 ans. Il est né le ler septembre 1906 dans
une famille de paysans Suite... _____ Le Haut Katabagh et Krikor Amirzayan : Jourrnaliste-caricaturiste, Krikor nous
propose septs reportages variés sur le Haut Katabagh. De Stepanakert
aux souvenirs des morts au combat..... Suite...
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Vartan Sarksian est décorateur d'appartement. Il préfère
quant à lui se déclarer comme un "designer d'intérieur",
un terme beaucoup plus valorisant à ses yeux par la consonance anglo-saxonne
et donc moderne... "Ici en Arménie, le travail ne manque pas car la demande est
très forte avec cette catégorie de nouveaux riches au pouvoir
d'achat fort important. D'autant que leur nombre ne cesse de grimper"
lance Vartan qui avoue gagner plusieurs milliers de dollars par mois, soit cinquante
à cent fois plus que le salaire moyen du pays.
Néanmoins, même s'il considère que sa qualité de
vie est largement appréciable, Vartan rêve pourtant d'exercer un
jour ses compétences à l'étranger.
"Aux Etats-Unis ou en Europe occidentale, mon métier rapporterait
dix fois plus qu'en Arménie. Et nombreux sont ceux qui amassent une fortune.
Mais ici en Arménie, même si j'ai un niveau de vie confortable,
il m'est difficile de devenir millionnaire" reprend Vartan qui avoue
pourtant être millionnaire...en drams !
En attendant la fortune, cet ancien architecte reconverti en artisan-designer
compte ouvrir à Erévan un bureau de design. "C'est nouveau
en Arménie, car jusqu'à ces dernières années on
mélangeait le métier de maçon-artisan avec celui de décorateur-designer.
Mais aujourd'hui, les habitudes et mentalités se sont évolués
et on copie d'avantage sur l'Occident. Aussi, la définition du métier
de designer d'intérieur commence à se faire plus précise
dans la tête des gens" poursuit Vartan et ajoute que "les
échanges avec les Etats-Unis et les vagues migratoires commencent à
faire leur effet dans les mentalités des citoyens d'Arménie qui
ont l'occasion de voir ce qui se fait ailleurs. De retour au pays, ces personnes
désirent faire réaliser ce qu'il on vu dans leur séjour
en Occident et principalement aux Etats-Unis".
Même si l'écart entre riches croit chaque jour un peu plus en gangrenant
la société arménienne, selon Vartan Sarksian, le nombre
des fortunes est en expansion en Arménie. Pour preuve, Vartan avance
ses carnets de commande surchargés auxquels il ne pourra faire face dans
les mois futurs. "Alors qu'il y a quelques années, les gens fortunés
n'osaient pas monter leur argent pour diverses raisons, aujourd'hui ces mêmes
gens dépensent sans compter et n'ont aucune peur d'exhiber leur train
de vie. L'argent et le gain rapide ne sont plus des sujets tabous...bien au
contraire, ils sont pour de nombreux Arméniens, des signes visibles d'une
réussite sociale et d'intelligence..." conclut Vartan en nous
invitant à monter dans sa nouvelle Mercedes. "Ces voitures-là
se vendent à Erévan comme des petits pains ! N'est-ce pas assez
pour démontrer qu'il y a des fortunes en Arménie ?".
Quelques milliers de fortunes pour des millions de laissés pour compte...et
qui malheureusement, ne voient leur salut que dans l'émigration.