Barouïr Sévag : Ce poète
est né dans le village de Tchanahtchi dans la région de
lArarat.Il fait ses études à la Faculté de
Philologie dErévan puis à Moscou où il enseigne
à lInstitut de Littérature Maxime Gorki... Suite...
_____ Missak Manouchian : ce grand résistant arrive ne France
à l'age de 19 ans. Il est né le ler septembre 1906 dans
une famille de paysans Suite... _____ Le Haut Katabagh et Krikor Amirzayan : Jourrnaliste-caricaturiste, Krikor nous
propose septs reportages variés sur le Haut Katabagh. De Stepanakert
aux souvenirs des morts au combat..... Suite...
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Vazken Armantlian, 20 ans est soldat dans l'armée arménienne.
Il effectue son service militaire dans une garnison de Meghri, une ville de
l'extrême sud de l'Arménie, à la frontière de l'Iran.
"Fini le temps où de nombreux jeunes appelés désertaient
leur camp pour se retrouver à Erévan. Fini aussi les bagarres
aux sorties des métros entre les milices de l'armée qui récupéraient
manu-militari les déserteurs pour les envoyer aussitôt au front.
Aujourd'hui la République s'est installée et avec elle les lois.
L'obligation d'effectuer le service national incombe à tous les citoyens
en âge d'être enrôlé dans l'armée. Et il est
difficile d'en échapper" nous dit Vazken en astiquant sa Kalachnikov
toute neuve. "Les citoyens de la République ont compris que le service
militaire était une obligation pour tous et constituait la garantie de
la sécurité de leur pays, soit leur propre sécurité.
La victoire par les armes du Karabagh nous a aussi montré l'importance
vitale d'une armée arménienne forte et structurée. Si bien
qu'aujourd'hui être à l'armée, est synonyme d'un statut
de protecteur de la nation. Le peuple et nos chefs nous cajolent, nous nourrissent
bien et nous font parfois des cadeaux. Ils savent l'importance de l'armée
arménienne pour leur sécurité quotidienne" reprend
Vazken et ajoute "regardez la Télévision publique arménienne,
l'émission "Zinouj" de l'armée, est la plus regardée.
Car l'armée est notre fierté, notre liberté, notre vie".
Le touriste remarquera rapidement à Erévan ou sur les routes d'Arménie,
le respect des citoyens face aux militaires appropriés par le peuple
qui les appelle généralement par les termes "mér degake"
(nos fils) ou "méronk" (les nôtres). Au hit-parade des
chansons, celles dédiées à l'armée chantées
par de nombreux chanteurs et chanteuses -telles qu'Alla Lévonian ou Chouchane
Petrossian- tiennent les premières places.
Les brigades d'autodéfenses restructurées au lendemain de l'Indépendance
par le Ministre de la Défense Vazken Manoukian, formèrent l'armée
arménienne. Son successeur, Vazken Sarksian donna à cette armée
sa force et ses victoires sur le front du Karabagh en expulsant l'envahisseur
Azéri des terres arméniennes. L'effectif de cette armée
arménienne, estimé jadis à près de 30 000 hommes,
dépasse aujourd'hui les 60 000. Une armée qui a selon de nombreux
experts militaires "un moral d'acier et une forme physique extraordinaire
qui fait d'elle l'armée la plus forte du Caucase".
Largement équipée par la Russie son premier partenaire militaire
et stratégique, cette armée arménienne dispose de moyens
suffisamment dissuasifs pour repousser l'ennemi -turc ou azéri- hors
des territoires de la République. "Nous avons même les moyens
de poursuivre l'ennemi jusque dans sa capitale et ses derniers retranchements"
nous confie un haut-gradé de cette armée arménienne.
Une puissance impressionnante qui impose à Bakou la paix au Haut Karabagh
et aux frontières de l'Arménie.
"A l'armée j'ai découvert une famille, une solidarité
et un grand sens de l'honneur et de la dignité de notre nation. Mon désire
est d'étudier pour devenir cadre sous-officier dans cette armée
arménienne. Et j'espère rester ici à Meghri et fonder une
famille" reprend Vazken qui nous apprend également ses relations
avec Suzanna, une jeune étudiante de 18 ans qu'il rencontra sur l'une
des places centrales de Meghri. "Vous savez, l'Arménie ne s'arrête
pas à Erévan. L'Arménie a également des régions
et des villes où l'on vit très bien. Les Arméniens commencent
à redécouvrir ces provinces. D'autant qu'avec l'amélioration
des axes routiers et la modernisation de autres systèmes de communication,
la distance qui sépare ces villes de la capitale, diminue chaque année"
conclut Vazken décidé à voir son avenir à travers
l'armée arménienne.