Ourartou : Il existe très
peu d'informations sur l'émergence de cette nouvelle entité
politique autour du lac de Van et qui forma le royaume d'Ourartou. Suite...
_____ Le traité de Kars, en 1922, abroge le traité de Sèvre.
L'arménie perd en une signature la majeure partie de son territoire.
Lire le traité de Kars _____
L'environnement pose de grands soucis à l'Arménie. même
si l'écologie est un luxe dont elle ne peut pas se permettre.Suite...
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Avec ses yeux vifs, son regard d'acier et ses moustaches imposantes, Vartan
Samenian ressemble au général Andranik. Coïncidence ou pur
hasard, Vartan affectionne tout particulièrement le héros de la
résistance arménienne, surnommé "l'aigle du Vaspourakan",
le général Andranik dont l'une des photos orne le mur de son salon.
"Andranik centralisait tout le combat du peuple arménien pour
sa reconnaissance. Il était au service de sa patrie, sans distinction
de couleur politique. Il voulait une Arménie renaissante, libre et indépendante.
Une Arménie débarrassée de l'oppresseur Ottoman. Et Andranik,
à la tête de son armée arménienne fit de véritables
miracles en gagnant de très nombreuses batailles et libérant les
terres arméniennes. Mais le destin de l'Histoire ne fut pas à
la hauteur et le destin de l'homme prit un coup..." dit Vartan et ajoute
"avant de mourir, Andranik a eu cette phrase qui va droit au coeur de
chaque arménien, il dit "mon travail reste inachevé"...
Vartan dispose de dizaines d'ouvrages sur le général arménien,
devenu l'objet de légendes. "Sa mémoire est encrée
au sein du peuple qui a dédié de nombreuses chansons à
sa gloire. Andranik est le héros national le plus célèbre
de la mémoire arménienne. Et il le restera longtemps encore !"
reprend Vartan en montrant une collection de médailles et de porte-clés
à l'effigie du général. Vartan continue: "alors
que les Arméniens se déchiraient en luttes intestines, au nom
des partis politiques, au grand bénéfice de l'envahisseur Turc,
Andranik fut l'un des premiers à comprendre que la sauvegarde de la nation
arménienne passait par l'unité du peuple, et que l'intérêt
suprême de la nation était au-dessus des partis et des luttes fratricides
partisanes. C'est pour celà qu'Andranik, qui vécut sa jeunesse
dans le sensibilité de la famille Dashnake, s'éloigna volontairement
du parti pour devenir le serviteur de tout le peuple arménien sans exclusion.
Andranik qui avait la lucidité de voir le l'Empire Ottoman comme seul
ennemi de la nation arménienne et de sa constitution en Etat".
Le culte du héros reste très fort auprès de Vartan qui
donna à son fils aîné, le nom du célèbre général.
"Le nom même du général Andranik faisait fuir les
Turcs, tant sa popularité était grande et ses victoires nombreuses.
Mais le général arménien n'eut malheureusement s'il eut
de nombreuses réussites militaires, n'eut pas autant de chance tant en
diplomatie que dans la vie. Alors qu'il était au Zankézour, dans
le sud de l'Arménie et qu'il s'apprêtait à marcher sur le
Karabagh pour libérer, il fut trahi par les siens et les Anglais. De
plus, Andranik eut de très mauvais rapports avec les dirigeants Dashnaks
de la première République arménienne. S'exilant au Etats-Unis,
il n'eut pas non plus de chance d'avoir un enfant. Il mourut avec des rêves
brisés, à des milliers de kilomètres d'une terre soviétisée
qu'il voulait voir libre et prospère. L'échec d'Andranik est celui
de toute la nation arménienne..." regrette Vartan, les yeux
devenus humides.
L'un des rêves de cet inconditionnel d'Andranik fut réalisé,
l'Etat arménien ayant rapatrié le corps du héros à
Erévan lors de cérémonies funéraires nationales.
"Depuis Andranik, d'autres héros de la nation arménienne
se sont illustrées lors de la guerre du Karabagh notamment. Des noms
tels que Monte Melkonian, Tatoul, ou Vazken Sarksian lâchement assassiné
par des mains arméniennes. Vazken Sarksian, notre "Sparabed"
qui repose au cimetière des héros "Yérablour"
d'Erévan, à quelques pas seulement du général Andranik.
Je suis convaincu que notre nation donnera naissance à de nouveau héros
de la lignée des Andranik ou Sparabed" conclut Vartan et ajoute
"nous ne rêvons pas de Grande Arménie, mais seulement d'une
Arménie d'une terre où les Arméniens habitaient durant
des millénaires et qui se trouve aujourd'hui spoliée par la Turquie.
Notre peuple dispose d'un droit historique sur ces terres conquises par le sang.
Mais les nations sont sourdes à nos droits. Heureusement que des enfants
du peuple arménien savent encore revendiquer la justice, les armes à
la main."