Quelques manipulations sémantiques construisant une non-existence
de génocide
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Cette page comportait un article
mettant en cause Didier Rance. Ce dernier nous a demander
de publier un droit de réponse.
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Introduction
de l'article mis en cause :
Sachant que nul doit ignorer la loi et en particulier celle récente N°
2001-70 du 29 Janvier 2001 reconnaissant publiquement le génocide des
Arméniens en 1915, voici un exemple d'une omission (volontaire ?) dans
une interview télévisée programmée et préparée
par avance.
Il s'agit d'une omission commise par deux professionnels compétents passant
outre la loi - ou n'en étant pas simplement informés même
après les manifestations médiatisées et après tant
de déclarations politiques : un journaliste TV spécialiste de
l'étranger et un responsable d'une association catholique, qui tous deux,
respectivement derrière leur sérieux et leur conviction chrétienne,
construisent une non-existence du génocide de 1915. .....
Droit de réponse
:
On m'a signalé votre page web sur l'interview que j'ai donné à
LCI en avril dernier. Je l'ai consultée sur le Net et je suis stupéfait.
Je passe sur l'affirmation infondée selon laquelle cette émission
aurait été "préparée". Je ne sais qui
a pu vous faire croire ceci. Ce genre d'émission n'est jamais préparé,
car il paraît que les interviewés sont alors plus "spontanés".
Je ne porte pas de jugement sur cette façon de faire, je
rétablis ici seulement la façon dont les choses se sont passées
: j'ignorai sur quoi exactement porterait cet interview dans le cadre de l'action
de notre association, qui intervient dans plus de 130 pays dans le monde.
C'est l'affirmation selon laquelle nous aurions construit une "non-existence
du génocide de 1915" qui me sidère.
Lorsque j'ai publié en 1989 un livre sur les Chrétiens du Moyen-Orient,
j'y ai consacré plusieurs pages au génocide arménien de
1915, dans un sous-chapitre portant exactement ce titre. Ces pages rappellent
d'ailleurs les massacres des décennies précédentes, et
appelle à une reconnaissance par le gouvernement turc de la réalité
de ce génocide. De plus, les autres génocides et massacres de
chrétiens de l'empire ottoman ou postérieurs sont eux aussi cités,
en particulier ceux des assyro-chaldéens. Je pourrais aussi vous citer
le texte d'une conférence que j'ai faite des dizaines de fois sur le
même thème et où le génocide arménien est
chaque fois cité, et ceci bien avant la loi du 29 janvier 2001. L'idée
d'être présenté comme quelqu'un qui nie, volontairement
ou inconsciemment, le génocide arménien, est pour moi aussi injuste
qu'odieuse. Toute mon action depuis vingt ans que je travaille à l'AED
va dans le sens contraire ( vous pourrez vérifier : lorsque j'ai
publié en 1989 mon livre sur les Chrétiens du Moyen-Orient, dans
lequel je parle à bien des reprises des Arméniens, il y avait
près de 35 ans qu'un livre sur un tel sujet n'avait plus été
publié en France, et il précéder de plusieurs années
les autres ouvrages sur le même thème).
Le sens de ma réponse à la question de M. Hervouet est tout autre.
Celui-ci évoquait la situation actuelle, au début du XXIe siècle,
des chrétiens de Turquie et je devais répondre en quelques secondes
à cette question. réponse non préparée (je ne cache
pas que dans ce genre d'interview je fais aussi appel à l'assistance
de l'Esprit Saint avant de pénétrer sur le plateau). Les deux
éléments de réponse sur la situation présente des
chrétiens de Turquie qui me sont venus aux lèvres sont quelques
mots pour rappeler (car peu le savent en France comme j'ai pu le constater si
souvent lors de conférences) qu'ils constituaient une partie importante
de la population de l'empire ottoman au début du siècle dernier,
par opposition à leur situation présente et que les communautés
qui restaient ces dernières décennies (et
quand on parle de dernière décennies, personne ne s'attend bien
sûr à ce quevous fassiez allusion à des événements
remontant à plus de cinquante ans,
encore moins à plus de quatre-vingt ans) sont parties. C'est la réalité,
et ceci concerne bien sûr en tout premier lieu les syriaques et
assyro-chaldéens, aujourd'hui plus nombreux en région parisienne
ou ailleurs en Occident qu'en Turquie. Si j'avais été interrogé
explicitement sur les Arméniens au début du XXe siècle,
j'aurais bien sûr donné une tout autre autre réponse, mais
mais ce n'est pas sur eux que j'étais interrogé.
Diacre Didier Rance
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