Ourartou : Il existe très
peu d'informations sur l'émergence de cette nouvelle entité
politique autour du lac de Van et qui forma le royaume d'Ourartou. Suite...
_____ Le traité de Kars, en 1922, abroge le traité de Sèvre.
L'arménie perd en une signature la majeure partie de son territoire.
Lire le traité de Kars _____
L'environnement pose de grands soucis à l'Arménie. même
si l'écologie est un luxe dont elle ne peut pas se permettre.Suite...
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Le bâtiment est flambant neuf. Deux étages surmontés d'un
parabole géant. Nous sommes au siège de la Télévision
de Stépanakert, capitale du Haut-Karabagh. A peine informé de
notre visite, le directeur de la radio-télévision de la République
du Haut-Karabagh, Razmig Ghévontian, nous reçoit dans son vaste
bureau, au rez-de-chaussée de l'établissement. Près de
lui, le jeune et brillant directeur-adjoint, Samvel Sahakian, également
présentateur-vedette de la chaîne "Artsakhi Hérousdadésoutioun"
(Télévision de l'Artsakh), visiblement ravi de notre visite.
Un oeil rivé sur l'écran de montage des programmes de la soirée,
un autre sur les visiteurs, Razmig Ghévontian se plie volontiers à
la courtoisie. "Thé ou café ?" lance-t-il en notre direction.
En moins de deux secondes, une charmante secrétaire nous sert la commande
en lançant gracieusement "pari yék yegel" (bienvenus).
"Nous sommes très heureux et honorés de recevoir des invités
de la diaspora dans notre république du Haut-Karabagh" reprend aussitôt
Samvel Sahakian et ajoute "ces rencontres rompent notre impression d'isolement
et nous avons besoin de connaître d'avantage encore les Arméniens
de la diaspora, les entendre parler et savoir ce qu'ils pensent de nous et de
notre région du Haut-Karabagh".
Le ton est chaleureux, presque amical. "Votre présence en ces lieux
redouble et renforce notre sentiment d'appartenir à la même grande
famille arménienne disséminée au gré de l'histoire,
à travers le monde" lance Razmig Ghévontian d'un regard empreint
de fierté et de reconnaissance.
Samvel Sahakian fait néanmoins état d'un déficit d'informations
venant de la diaspora et se plaint de la timidité des Arméniens
de la diaspora à venir fouler plus souvent la terre du Haut-Karabagh.
Nous confiant lors de la discussion les coordonnées du site Internet
de la Télévision du Haut-Karabagh, Samvel Sahakian lance "si
vous avez des informations susceptibles de nous intéresser, liées
au Haut-Karabagh, n'hésitez pas à contacter notre site. C'est
très important pour nous !".
Le directeur des lieux nous dresse un rapide bilan technique de la Radio-Télévision
de Stépanakert. Nous apprenant que près de 120 journalistes et
employés travaillent dans le bâtiment qu'il dirige, au service
de la chaîne "Artsakhi Hérousdadésoutioun" qui
diffuse chaque jour une heure de programmes télévisés,
essentiellement des informations et des reportages sur le Haut-Karabagh, à
destination des quelque 140 000 habitants de la région qui captent les
ondes de la télévision de Stépanakert.
"Pour l'heure, pour des raisons de choix politiques internes à l'Arménie,
nous ne pouvons diffuser nos émissions en direction de l'Arménie.
Néanmoins, nombre de nos reportages et émissions sont régulièrement
rediffusées en Arménie, par la Télévision arménienne"
dit Razmig Ghévontian et d'ajouter que "tôt ou tard, nous
serons reliés à l'Arménie, car le Haut-Karabagh est une
partie intégrante et indivisible de l'Arménie". En attendant
cette autorisation d'Erévan, Samvel Sahakian nous fait par des besoins
urgents de sa chaîne. "Nous avons besoin de plusieurs caméras
professionnelles, afin de réaliser d'avantage des reportages sur le terrain
dans nos studios de Hadrout, Mardouni ou Mardakert" nous confesse l'énergique
directeur-adjoint, avant de nous inviter à visiter les installations.
De vastes salles aménagées en bureaux et studios, des dizaines
d'écrans de contrôle et des opératrices surveillant le montage
d'un reportage : la Télévision arménienne du Haut-Karabagh
est une réalité. "Nous disposons d'un matériel performant,
néanmoins il nous manque encore quelques caméras et surtout de
bandes d'enregistrement professionnelles" lance Bénig Karakhanian,
l'un des principaux opérateurs de la Télévision du Haut-Karabagh.
Près de lui, quelques jeunes techniciens testent les derniers éclairages
du plateau d'enregistrement. "Nous avons plus de 200 cassettes originales
de la guerre du Haut-Karabagh, mais nous manquons de moyens financiers pour
protéger ces archives en les gravant par exemple sur des disquettes vidéo-lasers"
reprend Bénig Karakhanian et ajoute "le président Kotcharian
en est informé, mais pour l'heure, nous attendons encore l'aide nécessaire
pour la sauvegarde de ces archives qui appartiennent au patrimoine du peuple
arménien du Haut-Karabagh".
"Cette Télévision de l'Etat du Haut-Karabagh est notre fierté,
nous y tenons beaucoup. Et plus de 70% des habitants du Haut-Karabagh suivent
chaque jour nos émissions" lance, satisfait Razmig Ghévontian.
Près de lui, sur l'écran de contrôle, nous suivons en direct,
le passage à l'antenne d'un reportage sur les enfants musiciens virtuoses
du Haut-Karabagh, avec une interview de la chanteuse Naïri Alaverdian.
"Regardez ! Nos enfants exécutent du Bethoven, Mozart ou Chopin
avec une dextérité impressionnante. Admirez leurs gestes sûrs
et déterminés. Ils portent en eux, les gênes des Kharabaghtsis
de demain. Avec la paix revenue, beaucoup de ces virtuoses feront une carrière
internationale" nous dira Samvel Sahakian, convaincu que le peuple du Haut-Karabagh
porte en lui, le génie de la création et de la sagesse.
Stépanakert (Haut-Karabagh) - Avril 1999 Krikor Amirzayan
journaliste-caricaturiste http://www.chez.com/armenie/
Article paru dans "Achkhar" (Paris), "Hay Tel" (Paris),
"Abaka" (Canada), "Tidag" (en arménien, Beyrouth).