Cathy Aprahamian : Une chanteuse
à la voix rare, accompagnée de
musiciens de talent Suite...
_____ Sourp Vlas dit Saint Blaise : Dès les premiers siècles,
poussés par leur nouvelle foi, les religieux orientaux s'en vont
sur les chemins vers l'Europe. Suite... _____
Chorale de l'école Tebrotzassère : Créée
et dirigée par Haïk Sarkissian depuis 1992constituée
de 30 enfants de 9 à 13 ans.
.Suite...
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Les rues de Stépankert ne se désemplissent pas. De jeunes écoliers
cartables en main, des jeunes filles élégantes et belles, s'attardant
au coin d'une rue ou devant l'un de ces centaines de magasins qui jonchent les
rues de la capitale.
De jeunes gens, cigarettes aux lèvres, presque tous en tenue militaire
se promènent dans les quartiers du centre-ville. De temps à autre,
au coin de certains trottoirs, de vielles mamies vous proposent d'acheter quelques
graines à grignoter.
De longues files de camions militaires transportant divers matériaux
de construction et des centaines de voitures zigzaguant sur la chaussée
défoncée de la capitale, donnent à la ville une impression
de vitalité et d'activité. Après des années de guerre
et de privations, ce bourdonnement incessant de la population, semble traduire
la reprise de la vie.
Mais cette guerre gagnée, laisse néanmoins une économie
délabrée et ruinée par des années de paralysie et
d'un système soviétique disloqué dans les méandres
de l'Histoire.
"Notre principal souci reste l'emploi. Car aujourd'hui Stépanakert
compte en tout et pour tout moins de deux dizaines de petites entreprises, contre
des centaines, avant 1988. Aussi, je lance un appel à nos compatriotes
de la diaspora pour qu'ils viennent à Stépanakert afin d'ouvrir
des ateliers ou des entreprises. Et je peux vous assurer que le potentiel de
développement du Haut-Karabagh est immense" nous lance Achot Agopian,
la quarantaine. "Mais la crise de l'emploi est ressentie à Stépanakert
avec moins de force qu'à Erévan car ici, la population a moins
de besoins et la nature est généreuse" reprend Achot et lance
"les Arméniens de la diaspora doivent savoir que si le peuple du
Karabagh a gagné la guerre contre l'occupant Azéri, la guerre
économique sera encore plus difficile. Et c'est sans doute cette guerre-là
qui sera déterminante pour l'avenir du peuple arménien du Haut-Karabagh".
Véritable merveille de la nature, le Karabagh est un bout de Paradis.
Le marché de Stépanakert confirme cette impression d'Eldorado.
Des étalages remplis de viande, miel, fromage, vins et cognacs. Des fruits
et des légumes en abondance, proposés par des paysans arméniens
aux joues rouges et à des prix de cinq à dix fois inférieurs
aux marchés d'Erévan. Des cigarettes arméniennes, américaines
ou européenne, du thé, des confiseries et une multitude d'articles.
Le marché de Stépanakert est le reflet de la richesse du Haut-Karabagh.
"Karabagh signifie abondance et Stépanakert sa capitale est d'un
charme unique. Avec la paix qui s'installe, cette ville où il fait bon
vivre, retrouvera tout son charme d'antan..." nous dit Arthur Baghdassarian,
journaliste.
En observant les jeunes filles élégantes qui déambulent
en groupe de quatre à cinq en compagnie de leurs mères à
l'allure digne sur les magnifiques boulevards de Stépanakert, le doute
n'est plus permis : la capitale du Haut-Karabagh est bien la plus belle ! Belle
comme ses filles au charme unique. Belle comme l'âme des Karabaghtsis,
entière et fidèle dans leur amitié et la dignité
humaine. Pas de doute possible : Stépanakert est la capitale de la beauté
et de la vie !
Stépanakert (Haut-Karabagh) - Avril 1999 Krikor Amirzayan
Journaliste-Caricaturiste http://www.chez.com/armenie/
Article paru dans "Abaka" (Candada), "Achkhar" (Paris),
"Hay Tel" (Paris), "Tidag" (en arménien, Beyrouth)