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La Litturgie et la parole (synaxe)
Quand le rideau est tiré, la procession (tapor) avec la
croix, les porteurs de cièrges, les diacres et les prêtres commence
sa marche autour de l'autel, puis du côté gauche de l'assemblée
pour revenir vers l'autel; pendant cette procession, le célébrant
encense les fidèles, lesquels disent chacun à voix basse: "Hichétsir
yév zis aratchi anmah Karinen Asdoudzo" (Souviens-toi aussi de moi
devant l'immortel Agneau de Dieu). Le prêtre répond. "Hichial
litchir aratchi anmah Karinen Asdoudzo" (Je me souviendrai de toi devant
l'immortel Agneau de Dieu), et il donne à baiser la croix qu'il porte
dans sa main gauche. Cette procession signifie le ministère de l'enseignement
du Christ.
"Jamamoud"· est chanté par le chur et est suivi
du Djachou charagan. Jamamoud (1'Introît) annonce le jour de fête
célébré. Le plus commun des Jamamoud pour les dimanches
est Miadzin Vorti (Fils unique et Verbe de Dieu): il décrit le Fils de
dieu, Jésus. Djachou charagan varie suivant le jour.
Le prêtre se tourne vers nous et trace le signe de la croix, comme il
le fera par la suite de nombreuses fois, et la bénédiction débute
par Khaghaghoutyoun amnénétsoun (Paix à tous). Nous faisons
à cette occasion le signe de la croix. Une série de réponses
est faite par le chur et le diacre. Yev ent hokvouyt kourn (Et avec ton
esprit). - Asdoudzo yérgguebakéstsouk (Prosternons-nous devant
dieu).- Aratchi ko Dér (Devant toi Seignéur). Nous nous inclinons
en signe de piété.
Puis on chante le Djashou charagan, l'hymne avant les lectures, variable selon
la fête du jour.
Maintenant la Petite Entrée commence en exaltant la parole de Dieu. Le
diacre lève le livre du saint Évangile et chante: Proskhoumé
(mot grec qui signifie Soyez attentifs) et il est ensuite accompagné
des autres servants de l'autel. Ils forment une procession et marchent autour
de l'autel en passant par derrière en tenant le livre; nous nous joignons
au chur en chantant: Sourp Asdvadz.
Nous participons au premier groupe de prières quand le diacre chante
la grande litanie. I1 nous demande de prier pour la paix du monde, pour les
évêques, le Catholicos, les docteurs de l'Eglise, les prêtres,
les diacres, les clercs et tous les fidèles, pour les défunts,
nous répondons: Dér voghormia (Seigneur aie pitié de nous).
Celui qui a embrassé l'Evangile durant la "Petite Entrée"
fait maintenant la lecture de la Bible: de l'ancien Testament (Prophètes)
et du Nouveau Testament (Apôtres).
ACCLAMATION
Le chant éclatant de 1'Alleluia précède la lecture de l'Evangile.
Pour cela, le diacre nous dit de nous lever (Orthi) (debout) et Yérgughadzoutyamp
levarouk (Ecoutez avec révérence les paroles de Dieu). Jésus-Christ
nous parle à nous-mêmes à l'époque ou nous vivons.
À la fin de la lecture, nous remercions Dieu pour ses paroles: Park kéz
dér, Asdvadz mér (Gloire à toi, Seigneur, notre Dieu).
Le sermon du prêtre, qui est une partie de la catéchèse
de la Liturgie, commente les lectures du Livre Saint. Dans la plupart des églises,
le sermon est prononcé plus tard dans la Liturgie, par exemple avant
le Notre Père (hayr mér).
LE CREDO
Les lectures du jour se terminent par la profession de foi: le Credo de Nicée.
Ce témoignage de notre foi commune que nous partageons avec tous les
chrétiens de l'ancienne Eglise débute par les paroles Nous croyons
(Havadaumk). Pour cet effet, nous sommes debout, les mains jointes, le pouce
droit sur le gauche, devant notre poitrine. Tous doivent participer à
cette récitation.
Comme 1'Eglise croit que les trois personnes de la Trinité ne diffèrent
pas substantiellement l'une de l'autre et qu'elles sont éternellement
ensemble, l'anathème (Nezovk) est récitée par le diacre.
Ceci précise que l'Eglise ne tolère pas d'autres points de vue
sur les personnes ou sur la qualité éternelle de la Trinité.
La litanie qui suit nous aide à pénétrer dans l'importance
de la liturgie divine; nous devons mettre de côté toute autre pensée
pour que notre Seigneur puisse accepter nos prières. Notre réponse
est Chnorhia méz (Accorde-nous Seigneur). Pendant ce temps, le prêtre
prie seul pour nous, pour que nous recevions le don divin, pour nous purifier
de nos péchés et que nous recevions le Saint Esprit. 11 demande
cela pour que nous soyons forts vis-à-vis du mal que nous rencontrons
dans notre vie quotidienne. Puis le prêtre prie pour la paix qui dépasse
tout entendement.
La synaxe finit avec la bénédiction du prêtre. Le diacre
l'aide à se défaire de sa couronne et le prêtre enlève
ses pantoufles. Ceci est un signe de respect et de l'humilité devant
les éléments qui vont devenir Jésus-Christ, le vrai Dieu,
réellement présent sur l'autel dans son humanité et sa
divinité.
Maintenant débute la partie centrale de la liturgie divine.
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