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Canon du Saint Sacrifice
Le diacre chante Mi vok hérakhayits, qui annonce que ceux
qui ne sont pas baptisés, ceux qui font la pénitence ou ceux qui
ne sont pas préparés à recevoir la sainte Communion sortent.
C'est une tradition des anciens temps lorsque l'Eglise excluait ceux qui n'étaient
pas des membres en règle avec elle.
Le prêtre s'éloigne de l'autel et c'est lui-même ou le diacre
qui va chercher dans la niche le calice avec le pain et le vin pour la sainte
Communion et il fait une procession autour de l'autel. C'est la "Grande
Entrée" de nos dons qui deviendront le sang et le corps de notre
Sauveur. Les paroles de Marmine dérounagan reflètent ceci.
CONSECRATION
Pendant que le chur chante Hréshdagayine, le prêtre prie
seul à nouveau pour être digne du grand ministère. Puis,
à tour de rôle, avec le diacre, ils récitent les psaumes
24 (23) 7-10 et le diacre donne au prêtre le calice recouvert. Ce chant
nous rappelle que Jésus-Christ est le roi de Gloire et que nous entrons
en sa présence. Le prêtre bénit l'assemblée avec
le calice qu'il place sur l'autel. L'encensoir lui est apporté pour encenser
les dons, et l'eau pour se laver les mains, et se préparer ainsi aux
actions importantes qui suivent.
Le baiser de Paix est donné à l'assemblée comme un signe
d'amour et de paix. Nous chantons tous en chur Khristos'i métch,
nous réjouissant que Dieu s'est révélé parmi nous,
que sa paix enlève l'inimitié et répand l'amour
BAISER DE PAIX
(On se penche vers les deux épaules de son voisin En donnant le baiser
et en le recevant).
Krirdos i' métch mér haydnétsav (le Christ s'est révélé
parmi nous).
Orhnial é haydnoutyounen Krisdossi (Que la révélation du
Christ soit bénie).
Maintenant, nous nous préparons pour le point culminant du Badarak; considérant
l'infinie pitié de Dieu sur nous, nous le remercions de tout notre cur.
I1 est digne, nécessaire, équitable et juste que nous le fassions:
Yév kohatsarouk ezdiarné polorov serdov: arjan yév irav.
Le Sanctus est le chant des anges d'lsaïe 6, 2-3. Pendant que nous chantons
Sourp, Sourp, le prêtre à voix basse dit la prière de l'Anamnèse.
Pendant qu'il prie, nous devons penser aux événements de la vie,
de la passion et de la mort du Christ. Nous devons réaliser qu'à
travers le baptême, nous faisons partie du Christ et devons vivre la vie
du Christ sur terre, avec lui.
ANAMNÈSE
Le prêtre.- "Prenez, mangez, ceci est mon corps qui est distribué
pour vous et pour la multitude en expiation et en rémission des péchés."
Les clercs.- Amen.
Le prêtre.- "Buvez-en tous, ceci est mon sang (le sang) de la nouvelle
Alliance qui est versé pour vous et pour la multitude en expiation et
en rémission des péchés ."
Les clercs.- Amen. Père céleste qui as livré pour nous
ton Fils à la mort, comme le débiteur de nos dettes, par l'effusion
de son sang; nous t'en prions, aie pitié de ton troupeau spirituel.
Pendant que nous chantons Hayr yérgnavor (l'hymne au Père), le
prêtre lève le calice des dons de dieu, nous informant que tout
vient de Dieu et que nous lui rendons tout ce qu'il nous a offert.
L'hymne de la bénédiction (Haménayni) est chanté
pendant que le prêtre continue de prier en silence en remerciant Dieu
pour sa providence pour nous qui ne méritons pas de participer au Saint
Sacrifice. Ensuite le prêtre touche le calice et se tourne vers nous pour
nous bénir et nous souhaiter la paix de Dieu. De nouveau nous nous inclinons
et faisons le signe de la croix pour nous humilier devant Dieu, quand le diacre
nous demande Asdoudzo yérguerbakéstsouk (prosternons-nous devant
Dieu).
ÉPICLÈSE
L'hymne au Fils (Vorti Asdoudzo) est chanté pendant que le prêtre
prie pour que le Saint-Esprit descende sur les dons et les change en Corps et
le Sang de Notre-Seigneur Épiclèse. Nous devons également
prier afin que le Saint-Esprit nous pénètre afin d'être
dignes pour la Communion.
MEMENTOS
Pendant l'hymne au Saint-Esprit (Hoki Asdoudzo) commencent les diptyques (les
deux tables sur lesquelles on inscrivait les noms des personnes dont on faisait
mémoire). Nous aussi, nous prions pour ceux qui se sont "endormis";
le prêtre prie à voix basse pour la paix et la prospérité,
pour nous et le repos de ceux qui se sont endormis en Christ. Puis à
haute voix, il demande au Saint Esprit de se joindre à nous.
Puis suit la litanie énumérant les saints par lesquels nous demandons
à Dieu sa grâce pour le catholicos, les patriarches, le primat,
le prêtre, le curé, les autorités civiles et pour nous-mêmes.
Pendant ce temps, le prêtre prie pour ceux qui ont demandé des
prières et pour ceux qui font le hokéhankisd, la prière
pour les défunts.
L'ORAISON DOMINICALE
Avant de chanter Hayr mér, il y a une autre litanie qui demande la grâce
et les dons du Saint Esprit. Par la prière du Nom du Père nous
remercions Dieu pour le privilège d'être de ses enfants. Puis nous
chantons Hayr mér.
INCLINATION ET
ÉLÉVATION
Le prêtre et l'assemblée s'inclinent devant les dons et le prêtre
les élève (l'élévation) pour que tous puissent voir
et confesser que Jésus-Christ est un et le seul Seigneur de tous, ceci
pendant que le chur chante Miayn Sourp.
La doxologie (chant pour la Trinité) est dite par le prêtre Bénis
soient le Père, le Fils et le Saint Esprit, et nous chantons tous Amen
hayr Sourp, Vortit Sourp, Hokit Soztrp.
EXHORTATION À
LA COMMUNION
Pendant que nous chantons, le prêtre trempe le pain (le Corps du Seigneur)
dans le calice (contenant le Sang du Seigneur) et prie pour que ceux qui vont
communier soient dignes. Puis il se retourne face à l'assemblée
de venir prendre la communion. Puis le rideau est tiré.
Nous sommes appelés à chanter les Psaumes du Seigneur jusqu'à
ce que le prêtre retourne à l'autel et que le rideau s'ouvre. I1
prie seul à nouveau en confessant que le Christ est le seul Fils de Dieu.
Le chur chante Dér voghormia (Seigneur, aie pitié) et pendant
que nous nous agenouillons, nous faisons nous-mêmes notre préparation
à la communion .
CHANT DE COMMUNION
Avec le chant joyeux de Krisdos badarakyal (le Christ offert en sacrifice) nous
disons en nous-mêmes: Approchez-vous du Seigneur et recevez la lumière...
Goûtez et voyez que le Seigneur est doux, Alleluia (Ps. 34). Le prêtre
prononce une prière demandant que cette communion fasse partie de la
dernière Cène et dissipe les ténèbres et les péchés.
Il demande que Dieu ne regarde pas notre indignité, mais que son amour
infini nous pardonne tous les péchés et que nous vivions éternellement
selon la promesse de Jésus-Christ. Puis le prêtre prend la communion
lui même avant que le rideau ne se lève.
Le diacre invite les fidèles qui se sont préparés à
la Communion par le sacrement de la pénitence à s'approcher de
l'autel.
Le sommet de la liturgie est la sainte Communion. La demande du diacre nous
rappelle que "c'est le Corps vivant et vivifiant et le Sang de notre Seigneur
et Sauveur Jésus-Christ". Alors nous nous approchons de l'autel
avec joie, nous devons faire le signe de la croix en disant Mégha Asdoudzo
(j'ai péché contre Dieu), et ouvrir suffisamment grande la bouche
afin que le prêtre dépose sur notre langue la sainte communion.
Le prêtre nous dit: Marmin yév arioun yéghitsi kéz
(Le Corps et le Sang soient pour vous), et il ajoute: Sa yeghitzi kéz
i kavoutyoun yév i toghoutyoun meghats (puisse ceci être l'expiation
et la rémission de vos péchés). Nous faisons le signe de
la croix et nous nous dirigeons vers les côtés mais nous attendons
pour que le prêtre nous bénisse.
ACTION DE GRACE
La sainte Communion est suivie d'hymnes et de prières d'action de grâce,
pendant que le rideau est à nouveau tiré pour que le prêtre
puisse consommer les restes de la communion et se purifier.
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