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En Arménie, les repas solennisés par la présence d'un
invité ou une circonstance particulière (mariage ou autre) obéissent
à un protocole assez strict qui ressemble beaucoup à celui des
festins antiques et qui est également respecté par les peuples
voisins du Caucase (comme les Géorgiens). Les conversations particulières
ne sont pas de mise. Il convient de participer aux toasts prononcés par
le chef de table en l'honneur de chacun des convives, suivant son rang. Le chef
de famille propose de boire à la santé ("à la vie")
de l'intéressé à qui il adresse un éloge contenu
dans un long " discours de verre, puis il boit. Les autres convives peuvent
en faire autant, chacun à leur tour. À chaque fois l'intéressé
forme le vux que le vin soit bénéfique (" qu'il soit
doux ") ; puis il remercie plus longuement et boit à son tour. Quand
il estime avoir terminé, le chef de familledonne la parole à l'invité
d'honneur pour proposer un toast qu'il aurait oublié. Puis on boit à
la santé du visiteur et à la santé des parents proches,
après quoi le repas est clos. Il est extrêmement difficile de ne
pas s'associer à l'ensemble des vux ou de ne pas boire la même
quantité de boisson (généralement du cognac ou de l'alcool
blanc) pour chaque convive, il vaut donc mieux rentrer chez soi à pied
!
Reproduit avec l'aimable autorisation de Rousane et Jean Guréghian...
L'arménien sans peine (Méthode Assimil)
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