|
Au nord du centre ville d'Érévan, dominant l'avenue principale
(ex avenue Staline, puis Lénine, devenue depuis l'avenue Mesrop Machtots,
du nom de l'inventeur de l'alphabet arménien vers 405), se dresse le
magnifique bâtiment du Maténadaran (lieu où l'on dépose
les "matian" - c'est-à-dire les anciens livres), à la
fois Musée et Institut de Recherche. Il est un symbole de la mémoire
et de l'identité nationales. Son fonds compte près de 15.000 manuscrits
arméniens anciens du Ve au XVIIIe siècle, soit plus de la moitié
des collections mondiales. Le Maténadaran conserve en outre des milliers
de documents historiques et des manuscrits en d'autres langues. Dès le
Ve siècle, les Arméniens traduisirent la Bible et les Pères
de l'Église, puis commencèrent à écrire leur propre
histoire. Tous les ans, on marque une fête vouée à la mémoire
des "Saints Traducteurs" (Mesrop Machtots, le Catholicos Sahak et
leurs disciples).
Certaines uvres importantes du philosophe grec Philon d'Alexandrie et
de l'historien grec Eusèbe de Césarée (qui sont exposées
au Maténadaran) ne sont connues que grâce aux traductions arméniennes,
les uvres originales ayant disparu.
Ces manuscrits, dont plus d'un tiers contient de magnifiques miniatures, concernent
principalement l'histoire, la philosophie, la théologie, la poésie,
les mathématiques et la médecine.
On trouve au Maténadaran ce que la pensée arménienne a
eu de plus prestigieux tout au long de son histoire.
L'Arménien Sans Peine de Rousane et Jean Gureghian - Méthode
ASSIMIL
Pour en savoir Plus :
Le Matenadaran
|